Je reviens, à travers ce podcast, sur la finale du Zicmeup Tour 2011. En tant que juré, tout compte, y compris les plus petits détails.

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jeudi 23 juin 2011
Par Olivier Vadrot le jeudi 23 juin 2011, 12:28 - podcast
Je reviens, à travers ce podcast, sur la finale du Zicmeup Tour 2011. En tant que juré, tout compte, y compris les plus petits détails.
lundi 11 avril 2011
Par Olivier Vadrot le lundi 11 avril 2011, 13:03 - Les articles du lundi
J’ai Confiance en Toi ! !
ou
Il faut savoir donner sa confiance aux professionnels
Chers amis,
Je ne sais, si ce sont les beaux jours que nous connaissons, qui donnent une touche particulièrement positive aux rencontres que je fais actuellement ou si, porté par vos messages de soutien et d’encouragement, je me dis que la démarche que j’entreprends suit la bonne voie ?
Il est toujours fort réjouissant de percevoir la confiance que nous établissons avec autrui. Vous reconnaissez mon expertise, dans le domaine de compétence qui est le mien. Je vous en remercie sincèrement.
Qui veux signer chez A.Z
Ce préambule me permet donc d’aborder le thème de la confiance, dans le milieu artistique. Pas plus tard qu’hier, je lisais un article dans le journal du dimanche, consacré à un documentaire, diffusé mercredi prochain, sur les coulisses de « Je veux signer chez AZ ».
Vous connaissez le principe ? Des artistes postent des vidéos sur Facebook, un jury composé de professionnels, dont Valéry Zeitoun patron dudit label AZ, chez Universal, en sélectionne un certain nombre et ensuite les heureux élus passent une audition. Comme quoi, le live sert toujours de révélateur ! Celui ou celle qui remporte le concours gagne une signature en maison de disques.
Ce qui a retenu mon attention dans l’article, c’est ce petit extrait qui fait référence à l’audition : « Durant une semaine, on les voit passer sur le gril une galerie d’aspirants à la gloire haute en couleur : chanteurs neurasthéniques, cacophoniques, pathétiques, clones de vedettes et une infime minorité, dotés d’un véritable talent, d’une personnalité affirmée. »
Posséder des atouts ?
Pour avoir à plusieurs reprises fait partie du jury du concours Zicmeup, je peux en témoigner (et je l’ai déjà fait sur ce blog à plusieurs reprises). On sait très rapidement, après quelques mesures si la personne que l’on a face à nous possède des atouts ou pas.
Il y a des signes qui ne trompent pas. La voix est-elle accrocheuse (cela ne veut pas dire qu’elle soit parfaitement juste ou claire) ? Les paroles ont-elles un sens ? La mélodie nous rentre-t-elle bien dans les oreilles ? L’attitude sur le plateau est-elle assumée ? Il y aurait encore quelques autres points à souligner, mais déjà si un jury répond par l’affirmative à ces questions, vous avez vos chances.
Avoir confiance
L’important est de croire en soi, évidemment, sinon vous pouvez rester chez vous pour pratiquer d’autres activités. Mais il est primordial de savoir faire confiance aux personnes auxquelles vous présentez votre travail. Il n’y a en art, il est vrai, aucune science exacte. Simplement quelques règles fondamentales à suivre. Nous pensons modestement les connaitre et vous les transmettre.
Si vous êtes un génie et révolutionnez l’univers entier de la musique, alors cela nous sautera au visage, par contre si nous sentons un potentiel à exploiter, qui ne serait pas encore mâture, nous vous le dirons. Si c’est très mauvais, nous nous garderons bien d’ajouter à votre déception de ne pas remporter le concours, une couche de méchanceté qui ne servirait de toute façon à rien.
Combien de fois ai-je vu des « perdants » nous ensevelir sous des tas d’injures. Nous ne saurons jamais à côté de quel talent nous venons de passer … Ce n’est peut-être pas faux. Il y a quelques exemples d’artistes qui perdirent des concours et finirent pourtant en haut de l’échelle de la réussite. Ils sont peu nombreux.
Confiance et réussite, subtile alchimie
La plupart des réussites se forgent sur une combinaison de relation de confiance entre un artiste qui tente de maîtriser son art et une équipe qui lui souffle les décisions qu’il n’est pas en mesure de prendre seul. Cette subtile alchimie ne fonctionne que rarement et pour un petit nombre.
Comme toujours dans ce milieu impitoyable, il y a beaucoup d’appelés et peu, très peu d’élus.
Quoi que vous en pensiez, si vous voulez avancer, à un moment ou un autre, il faudra que vous rangiez votre orgueil dans votre housse de guitare et laissiez quelques spécialistes vous prendre par la main.
Bonne semaine.
Olivier
lundi 5 octobre 2009
Par Olivier Vadrot le lundi 5 octobre 2009, 13:03 - Les articles du lundi
C'est la même chanson ! !
Chers amis,
Par cet article, j’inaugure cette semaine une nouvelle collaboration. En effet, l’équipe fondatrice du site www.zicmeup.com m’a proposé de publier mes bulletins sur leur blog. Tout comme vous, auteurs, compositeurs, interprètes, ne refuseriez sans doute pas d’être présents sur de nouveaux réseaux de diffusion, j’ai accepté avec grand plaisir cette visibilité supplémentaire et les remercie sincèrement.
Au cours de la semaine passée, j’ai fait affaire avec Steve et Heather, un groupe franco-américain, qui pratique la Country music dans notre pays. Nous avons ensemble deux beaux défis devant nous. Tout d’abord, ils seront sur la scène de l’Alhambra le 8 novembre prochain, puis juste après sortira leur nouvel album.
Le fait de travailler pour la première fois sur ce créneau musical, m’amène plusieurs réflexions.
En premier lieu, il ne faut jamais sous-estimer les styles musicaux que nous n’avons pas l’habitude d’écouter. Pour moi, la Country c’était un univers assez simple : Guitare, bière, cow-boy… Même si on n’est pas très loin de ce tableau là, il ne faut pas tomber dans la caricature. Ce monde est beaucoup plus riche que je ne le pensais. Surtout, j’ai rencontré des gens heureux, avec une vraie joie de vivre et une folle envie de communiquer cet état d’esprit à l’ensemble de leur congénère. Cela fait énormément de bien de sortir des considérations existentielles à 2 balles des futurs stars de la chanson française, qui ne pensent qu’à crachoter dans un micro en se regardant le nombril. Il y en a qui font ça très bien, certes. Mais il y en a beaucoup également qui le font très mal.
En second lieu, je découvre « une niche ». La country music, n’est pas encore bien intégrée par les médias nationaux. Pourtant en France, il y a des radios spécialisées (Musicbox), des émissions dédiées (Big cactus country), des dizaines de festivals (Mirande, Bain-de-Bretagne…), des journaux (Dream West), des centaines de clubs de danseurs en ligne, des stages, des bals, des boutiques…
La communauté française est en contact direct et permanent avec les Etats-Unis. Ce qui permet à nos artistes d’être pour certains, entendus et diffusés sur le sol américain. Et au-delà d’être appréciés. J’en veux pour preuve que Steve et Heather, viennent de recevoir une invitation officielle à ce qui est une des plus grosses émissions de country US : « The midnight Jamboree ». Rassurez-vous, pour moi non plus, jusqu’à il y a dix jours, cela ne voulait pas dire grand chose. Aujourd’hui, je dirais que ce programme est un peu à la country aux USA, ce que Taratata est à la Pop en France, une institution. Une participation à cette émission et ce ne sont plus quelques dizaines de milliers de fans français qui vont les écouter, mais environ 10 millions d’américains ! !
Pour en arriver là, Steve et Heather ont beaucoup travaillé. Ce n’est pas parce qu’il y un créneau à prendre que celui-ci se gagne facilement. Au contraire, plus je rencontre d’artistes, plus je me rends compte que seuls les efforts démultipliés viennent à bout des résistances et permettent de cheminer sur la bonne voix. Il y en a d’autres qui essaient d’atteindre leur niveau de notoriété (couverture du dernier numéro de Dream West, s’il vous plaît !), mais si ceux-là n’agissent pas comme si leur vie en dépendait, ils n’y parviendront sans doute jamais.
Si comme Steve et Heather, vous êtes sur « une niche », que vous fassiez du Hard Rock ou du jazz fusion, dites-vous que vous avez une petite chance de plus par rapport à tous vos confrères. Les diffuseurs étant peu nombreux, vous aurez plus de facilités à les contacter, à vous faire entendre et finalement à vous faire remarquer, si votre travail est de qualité.
Je ne voudrais pas que mes propos soient mal compris, ni que l’investissement des artistes dont je parle soit sous-estimé. Pour avoir la première place, il faut être bon !
Je vous invite à présent à aller faire un tour chez votre marchand de journaux. Mettez-vous dans la peau d’un jeune rappeur et regardez le nombre de parutions en rayon. Si vous parvenez à faire diffuser une news concernant votre prochain album, dans un de ces nombreux magazines, quel impact cette annonce aura sur la communauté ? Infime, c’est certain. Mais c’est mieux que rien, on est d’accord. Et après ?
Je connais une jeune demoiselle qui pratique la Pop chrétienne ! Je peux vous assurer que même si elle n’apparaît pas au journal télé, ni dans les émissions spécialisée, elle vend beaucoup plus de disques et est très connue dans son milieu.
Ne craignez pas d’être un peu seul, sur un créneau à part. Au contraire, cela peut être une chance. Mettez en avant votre différence et imposez-vous dans votre communauté. Cela représentera pour vous une belle victoire. Et s’il y en a qui aboient, renvoyez-les dans leur niche.
Musicalement
Olivier www.oliviervadrot.com
mardi 2 juin 2009
Par Olivier Vadrot le mardi 2 juin 2009, 12:06 - Les articles du lundi
Être à la hauteur ! !
Chers amis,
J'avais prévu de publier cette semaine un article sur l'investissement que chacun doit mettre dans sa vie, pour aller toujours plus loin et se maintenir en tête de peloton. Sachez simplement que les personnes qui maitrisent le mieux leur environnement professionnel sont celles qui lisent en moyenne un livre tous les mois concernant leur propre business et qui se rendent à deux conférences par an. Plus vous accumulerez de connaissances sur votre métier, plus vous serez à l'aise et par conséquent plus on vous sollicitera. J'y reviendrai un autre jour.
J'ai participé hier, une nouivelle fois en tant que juré, au concours organisé par le site web Zicmeup "accélérateur de talents". Ce fut une agréable journée passée en compagnie de camardes avec qui je partage le goût de la découverte de jeunes artistes. L'organisation de ce concours est parfaite et je me permets par l'intermédiaire de ce billet de saluer le professionnalisme de Patrice Marlone et Alexandre Reitzmann, les fondateurs de Zicmeup, la qualité de présentation du show de Sébastien Joly et l'excellent travail réalisé par Pascal Tchandjiabo, l'ingé son du Zicmeup tour, qui place à chaque prestation les candidats dans les meilleures conditions possibles.
Une chose a attiré mon attention au cours de cette journée et m'a fait changer de direction dans l'écriture de mon billet. Plusieurs membres du jury et moi-même avons été étonnés par les changements opérés par certains participants. Au cours de la demi-finale quelques artistes nous avaient littéralement bluffés au cours de leur prestation. Nous les avions notés en conséquence et étions ravis de les retrouver en finale. Combien ont-ils été à changer de chansons et à nous proposer autre chose ? Je ne sais. Toujours est-il que nous avons connu plusieurs désillusions. Ce qui nous avait emballé il y a un mois, nous ne l'avons pas retrouvé hier.
Nous avons interrogé, après le concours, quelques participants. La réponse fut toujours la même :"On voulait vous montrer qu'on savait faire autre chose". Bien, avec le risque de déplaire au jury et de ne pas accéder à la finale nationale, juste pour nous prouver que vouys savez chanter d'autres chansons ! ! L'argument malheureusement peut se défendre, mais à minima. Un concours c'est une épreuve de vitesse, un sprint. Il ne s'agit pas de montrer que l'on a de belles chaussures et un beau maillot pour franchir la ligne d'arrivée le premier. Il faut courrir vite, c'est tout. Imaginez un peu le vainqueur d'une demi-finale de 100 mètres qui dirait tout simplement à son entourage "Pour la finale je vais leur prouver que je suis un bon en faisant la course à l'envers, à reculons". En ce qui me concerne je ne l'ai jamais vu. Le risque pris peut être catastrophique. C'est d'ailleurs ce qui c'est produit hier pour certaints participants. A vouloir trop prouver, on ne sait quoi, ils ont fini par déplaire et aurevoir la finale au Show case.
Si je remets la comparaison de la course dans le contexte d'un concours de chant, avec plusieurs phases de sélections, cela revient à dire "Vous avez été sélectionnés avec un titre efficace, qui a plu à l'ensemble des membres du jury, ne changez rien." On aura bien le temps de découvrir d'autres facettes de votre personnalité scénique en d'autres temps. Vous avez charmé le jury. Que croyez-vous que celui-ci attende au prochain passage ? Je vous le dis : Exactement la même prestation ! ! Pourquoi ? Pour deux raisons : Le plaisir et le travail.
Le plaisir : Qui a pris du plaisir une fois en redemande toujours. Non ?
Le travail : Vous nous prouvez que vous maîrtrisez votre chanson, donc vous avez travaillé pour cela, donc vous avez, si ce n'est encore le statut, tout au moins l'étoffe d'un profesionnel. Dans l'esprit d'un juré cela compte énomément. Croyez-moi.
Une dernière chose. Le principe du matraquage à la radio n'est pas tout à fait différent. Un titre entre en rotation, il est apprécié du public, que fait la maison de disque ? Elle ne s'empresse pas de changer de chanson toute les semaines en se disant "OK, ils aiment alors je vais leur prouver qu'il y a d'autres titres de bons dans cet album !" Au contraire, ils enfoncent le clou jusqu'à épuisement de l'auditeur.
D'ailleurs c'est sur ce principe que Ravel a composé son célèbre Boléro. Son mot d'ordre : "Mettez vous bien ça dans la tête".
Que ce soit pour la finale du Zicmeup Tour ou de tout autre concours auquel vous participerez, soyez efficace, allez droit au but. Ne tergiversez pas, ne pratiquez pas la contorsion intellectuelle, comme les artistes savent si bien le faire. Les anglo-saxons utilisent souvent un seul mot pour désigner la bonne attitude à avoir en de pareils circonstances : Straight. Cela signifie "Droit".
Bonne chance à tous !
Musicalement
dimanche 3 mai 2009
Par Olivier Vadrot le dimanche 3 mai 2009, 23:19 - Les articles du lundi
Allez plus haut ! !
Chers amis,
Notre pays n’en est pas à un paradoxe près. Alors que nous célébrons en mai, le mois de la performance au travail, je m’attendais à avoir un premier week-end malheureusement calme et tranquille et que croyez-vous qu’il arriva : Le premier mai, je reçus des demandes d’interviews, pour deux artistes, dont je suis en charge, et cela sur le service public ! ! ! Oui, vous avez bien lu, certains professionnels de Radio France étaient à leur poste en ce jour férié. Comme quoi…
J’ai eu le grand plaisir cette semaine de retrouver Patrice Marlone et Alexandre Reitzmann, mes amis fondateurs de Zicmeup.com, « le site accélérateur de talents ». Comme l’an passé, ils ont lancé leur grand concours national, voici quelques semaines et étaient de passage pour les sélections parisiennes, dans la capitale, trois jours durant. Au-delà du fait d’être en bonne compagnie, au Café Carmen, lieu Ô combien chargé d’histoire car demeure de Georges Bizet, nous avons vu défiler devant nous plus d’une centaine de candidats à la finale régionale, qui se déroulera le 1er juin. J’ai eu à en noter personnellement plus d’une cinquantaine.
De nombreuses réflexions me sont venues depuis mercredi et je vais les partager avec vous. Tout d’abord, il y a le « concours » en lui-même. Des artistes m’avaient contacté en me demandant si cela valait le coup d’y participer. Une seule réponse : Oui.
S’il ne devait y avoir qu’une seule raison à cette participation, cela serait d’être vu et entendu par des professionnels. Vous savez bien que le disque que vous envoyez ne fait pas tout. Un programmateur de salle, ne se contentera certainement pas d’écouter votre travail et de vous booker sur-le-champ. S’il accroche, il voudra vous voir sur scène. C’est là que vous vous vendez vraiment ! Je peux vous dire qu’entre ce que j’ai entendu sur le site Zicmeup.com, avant d’aller prendre ma place dans le jury, et ce que j’ai vu sur le plateau, il y avait pour certain un véritable abîme. En studio on triche, on enjolive, on arrange, on corrige. En live, c’est brut et cela doit être parfait. Combien de déception après certains passages qui s’annonçaient pourtant prometteurs ? Tellement. Une nouvelle fois, et cela me permet de revenir sur ce que j’ai écrit plusieurs fois déjà, seul le travail a payé. Les quelques participants qui sortent vraiment du lot, sont ceux qui sans aucun doute ont passé plus d’heures que les autres à répéter, afin d’être vraiment prêts le jour venu.
Le concours de Zicmeup est basé sur le vote de professionnels et le vote du public via le site web. A l’arrivée les gagnants ne sont pas forcément ceux auxquels on aurait pensé. La déception est parfois grande pour ceux qui ne sont pas sur la liste. Qu’importe ! Je peux vous assurer que le classement n’a, pour ma part aucune importance. L’an passé, j’ai découvert Tolstoy, un groupe de rock, venu tout exprès de Bourgogne jusqu’à Paris, pour nous présenter leur composition. C’est dire leur motivation. Ils sont allés en finale régionale, mais n’ont pas atteint la finale nationale. Aujourd’hui, je suis toujours en relation avec eux et je pense que d’ici peu nous travaillerons ensemble. Je sais que dans les jurys partout en France, des producteurs, des tourneurs, des programmateurs de radio, des managers ont pris des contacts et pas forcément avec les vainqueurs. J’ai déjà repéré quelques noms que je vais suivre de près, car je sens chez ceux-la qu’il y a vraiment matière à réaliser de belles choses. Après un passage remarqué l’an passé, de nombreux artistes ont trouvé du travail grâce à ce concours. Je sais même que cette année, sur une étape de sélection, plusieurs chanteurs et groupes ont été choisis par une radio, pour participer a la fête de la musique d’une grande ville de province. A méditer…
Il y a un point sur lequel je souhaiterais revenir, c’est l’Envie. Je mets spécialement une majuscule à ce mot, car c’est bien ce qui doit motiver les artistes, avant toute chose. J’ai entendu de bonnes compositions musicales, de beaux textes, mais rarement j’ai vu sur scène des artistes qui avait Envie d’être là. Quand je parle d’envie, je fais appel à quelque chose de viscéral, qui vient des tripes. Je ne parle pas d’une illusion. Juliette Gréco le dit souvent en parlant de Brel à ses début : « Il y avait quelqu’un dans le pantalon !». En cette fin avril, beaucoup de pantalons étaient malheureusement vides. Il ne suffit pas de croire que l’on est bon, ou pire doué pour la musique, pour que cela fasse de vous un artiste. Il n’y a rien de plus désagréable que d’avoir en face de soi, non pas un chanteur mais une personne qui joue à Faire le chanteur. Enormément de jeunes pensent (merci la télé) que chanter c’est une activité facile. Il ne suffit pas d’avoir une voix juste pour se décréter chanteur. C’est beaucoup plus difficile que cela. La réussite implique beaucoup de travail.
Je sais qu’un concours ou une audition ne sont pas des choses faciles à aborder, mais tous les concurrents passent dans les mêmes conditions de son, de lumière, de public, donc ces paramètres ne sont pas à mettre en cause lorsqu’on ne donne pas le meilleur. Il y en a qui y parviennent. Alors ?
Vous savez comme moi que le spectacle doit provoquer de l’émotion, faire se dresser les poils, avoir le cœur qui bat un peu plus fort, pourquoi pas des larmes qui montent aux yeux. Il m’est arrivé de nous voir, mes confrères et moi-même, d’un seul coup, par la magie de l’artiste qui se trouvait face à nous, bouger la tête en rythme, battre la mesure de la main, des pieds, reprendre en chœur un refrain inconnu quelques minutes auparavant. Tous ces signes sont ceux de la réussite. Quelque chose passait, l’air vibrait de façon positive, harmonieuse et parvenait jusqu’à nos oreilles, jusqu’à notre cœur. La note pour eux serait bonne, c’était certain.
La dernière remarque que je veux vous livrer concerne « le réseautage ». Quel affreux mot, n’est-ce pas ! Se montrer, rencontrer, échanger avec ses pairs, avec des professionnels, c’est toujours bon. Grâce à Zicmeup, J’ai eu le grand plaisir de faire connaissance de personnes que je n’aurais sans doute jamais croisées, si ce concours n’avait pas existé. On pense souvent, vu de l’extérieur que ce monde est immense. Pas du tout. Il n’est pas rare qu’au cours d’une discussion avec une personne nouvellement rencontrée, on s’aperçoive que nous avons des amis communs. Et voilà, le lien est noué. J’ai laissé quelques cartes de visite et ai noté soigneusement des numéros de téléphone. C’est comme cela que l’on se bâtit un solide réseau de contacts.
Je pense sincèrement que ce qui est bon pour moi l’est pour vous. Alors, allez-y foncez. Inscrivez-vous aux concours qui se déroulent à coté de chez vous. Le prochain Zicmeup ne tardera pas à venir, guettez les dates sur le site. N’attendez pas forcément celui-la. Allez traîner dans les salles de concerts de votre région, faites-vous inviter par un technicien, un musicien, une radio. Augmentez votre potentiel de contacts. Si vous avez des choses de qualité à proposer cela finira par se savoir. Vous sortirez vainqueur de ce combat. J’en suis fermement convaincu.
Musicalement