Olivier Vadrot COM / Conseil - Organisation - Management

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lundi 12 septembre 2011

Mobilis in mobile ! !

Mobilis in mobile ! !

ou

De l’importance de se créer un maximum de contacts

Chers amis,

Comme je suis toujours heureux à la lecture de vos commentaires ! A chaque fois c’est un réel plaisir de savoir que certains ont pris un peu de temps, pour m’envoyer un petit mot, disant combien ils sont soit contents, soit en désaccord avec mon propos. Même si parfois la critique est difficile à encaisser, elle fait partie du jeu. Continuez d’être actifs sur ce blog, cela ne pourra que nous faire avancer mutuellement.

L'énergie du mouvement

Une nouvelle fois, une évidence m’est de nouveau apparue au cours de la semaine qui vient de s‘écouler. Plus vous êtes en mouvement, plus on vous voit, plus vous générez d’énergie et attirez à vous les autres. Je m’explique.

Comme vous le savez sans doute, car je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises ici, je travaille actuellement avec Renaud Hantson. Depuis de longues années, ce chanteur extrêmement doué et brillant est « sorti » du circuit médiatique. Il y a à cela plusieurs raisons, qu’il expliquera lui-même dans un livre à paraitre, en 2012.

Aujourd’hui, pour les besoins de la sortie de son nouvel album « Opéra rock », nous faisons un retour auprès des médias. Il n’est pas encore dans des émissions de Prime time, mais tout de même, il suscite parfois de la curiosité, mais surtout de l’intérêt.

En l’espace de quelques jours, depuis fin août, il a donné plusieurs interviews, pour la presse papier, ainsi que diverses radios. A chaque fois, le scénario se répète. Rencontre avec un journaliste, diffusion de l’info sur un média et dans la foulée, je reçois un appel ou un mail, me demandant la présence du chanteur sur tel évènement, me proposant sa participation à un plateau d’artistes ou m’offrant la possibilité de le faire apparaitre dans tel programme !

Ne pas rester à l'écart

Comment un chanteur que beaucoup apprécient, peut-il passer aussi longtemps inaperçu ? Tout simplement en restant à l’écart de l’agitation médiatique. Je ne rentrerai pas dans le jeu de la critique, de ses productions précédentes, qui pour certains, pourrait expliquer cela. D’ailleurs, cela ne semble pas être un point crucial, car lorsque l’on voit le nombre de flops, en termes de ventes, on est forcé de se rendre à l’évidence que le succès n’a rien à avoir avec la notoriété. Passons.

Le vrai point positif est que plus vous vous montrez, plus on veut vous voir ! Quelle évidence, me direz-vous ! Parfois, il est bon de rappeler ces quelques principes, qui permettent, avec le temps, de rester connecter au monde dans lequel vous souhaitez évoluer.

Il est vrai que je m’adresse plus volontiers aux jeunes artistes, à ceux qui voudraient bien pénétrer ce monde merveilleux, plutôt qu’aux chanteurs aguerris et baroudeurs du métier depuis longtemps. Ceux-là savent bien de quoi je parle.

Réseautage obligatoire !

Quant aux autres, je me permets de rappeler qu’une petite partie de leur succès grandissant se fera par le réseautage. Cette vérité, si souvent mise en avant et enseignée dans les grandes écoles, vaut également pour le show business !

Sortez, serrez des mains, échangez vos cartes de visite, passez des coups de fil, pour vous rappeler aux bons souvenirs de tel décideur, laissez des démos, communiquez sur vos différents sites web, en un mot soyez proactifs ! !

La réussite ne vient jamais à vous sans rien demander ! On pourra toujours me dire que grâce à l’internet, on ne risque plus de passer à côté d’un Mozart ou d’un Van Gogh. Je n’y crois pas. Un artiste qui resterait chez lui, enfermé dans son studio et qui attendrait que son téléphone sonne, n’aurait pas plus de chance de devenir célèbre aujourd’hui qu’il y a trois cents ans !

Il faut qu’il y ait une volonté de réussir à la base de la démarche. Ensuite, il faut avoir le courage, parfois c’est bien de cela qu’il s’agît, de sortir de sa tanière et d’aller à la rencontre des autres.

Plus vous multiplierez les contacts, plus vous aurez de chances de trouver l’ouverture. Celle qui vous permettra d’aller plus loin. Attention, rien n’est jamais acquis dans ce métier. Ce que tu as aujourd’hui, tu peux le perdre demain. C’est pour cela qu’il faut en permanence être « sur le coup », ne rien lâcher et être toujours en recherche.

Ce sport demande une discipline et un esprit de fer ! Si vous ne l’avez pas encore, il faut vous armer rapidement.

Je vous souhaite plein de succès.

Bonne semaine.

Olivier

lundi 29 novembre 2010

Tout va très bien Madame la marquise ! !

Tout va très bien Madame la marquise ! !

Ou

Savoir ne pas tout dire, à n'importe qui

Chers amis,

Après être passé à l’heure d’hiver il y a un mois, nous voici engourdi par un froid saisissant et déprimant. Heureusement que nous travaillons pour le printemps et l’été prochain. Déjà je vois les premiers rayons de soleil qui viendront réchauffer notre peau et nous ferons aimer plus que tout, les feux de la Saint-Jean.

Il y a quelques jours, j’ai assisté bien malgré moi à une interview. Comme j’étais présent dans la salle, le journaliste m’a proposé de rester. Ce que je fis volontiers.

Une chanteuse en manque d’actualité donnait sa première interview depuis… Voici ce que l’échange donna :

- Journaliste : Je suis heureux de vous revoir ! - Chanteuse : Ouais… - Journaliste : Tout se passe bien sur scène ? - Chanteuse : J’serai mieux chez moi ! - Journaliste : Vous faites votre métier, cela devrait vous rendre heureuse ! - Chanteuse : Mais, j’suis crevée, moi…

Bref, après quelques instants, je ne tins plus et décidai de quitter la pièce, me disant que mon travail de média training, avait de l’avenir, surtout avec ceux qui veulent vraiment s’en sortir en pareille situation.

Vous allez me dire que si cette artiste était vraiment dans cet état d’esprit, fatiguée, désabusée, elle a été honnête avec elle-même et n’a pas triché. Vous auriez raison de la penser, mais de là à le dire…

Je suis le premier à prôner la vérité, la sincérité. Toutefois, en certains cas il faut savoir louvoyer. Les informations doivent être lâchées avec précision, ne pas trop en dire, peser chaque parole. N’oubliez pas que ne pas dire la vérité, n’est pas mentir !

Une vedette représente une image idéalisée pour le public. Qu’attendent les fans ? Du positif ! Lorsque vous avez l’occasion de vous exprimer dans un média, quel qu’il soit, il faut vous présenter sous votre meilleur jour. Un ennui, un problème, un souci, peu importe, rien ne doit passer.

Vous n’imaginez pas le nombre d’interviews qui se transforment au fur et à mesure de l’entretien ! On vous contacte au motif que vous sortez un nouveau disque. Vous êtes en confiance, vous allez au rendez-vous. La discussion débute légèrement et au détour d’une question insidieuse, le ton change. De votre art, vous glissez doucement vers quelque chose de plus intime, de moins glamour. Le journaliste sait, c’est son métier, appuyer pour faire sortir ce qui ne devrait pas sortir. Et vous voilà en train de déballer tout ce que vous ne vouliez pas dire.

La semaine suivante, on oublie votre CD et à la Une votre chagrin d’amour, vos problèmes avec la drogue ou l’alcool…

Evidemment, je m‘amuse à caricaturer des situations vécues… La plupart du temps lorsque vous avez un peu de renommée, vous pouvez soit être coaché pour ne pas sortir du cadre de ce que vous voulez dire, soit vous connaissez le journaliste et savez donc à qui vous avez à faire.

Les médias pour se singulariser cherchent en permanence l’info que le confrère n’a pu avoir. Une fois que l’on sait que vous êtes en promo, cela n’intéresse plus personne. Donc, il faut le petit plus, l’anecdote croustillante qui fera d’un article banal, un papier qui restera.

N’allons pas jusqu’à un verrouillage de l’information, à l’américaine. On connaît les questions à l’avance, et on prépare les réponses pour gagner du temps et surtout être sûr que ce qui paraitra sera conforme à ce que l’on veut faire passer.

Soyez toujours souriants, positifs, disposés à répondre favorablement aux sollicitations des médias. Dites que tout va bien, toujours.

Bonne semaine.

Olivier

lundi 18 janvier 2010

Les sectes ! !

Les sectes ! !

Ou

Comment échapper aux vendeurs de rêves

Chers amis,

La semaine qui vient de s’écouler a été très fructueuse et remplie de rencontres très intéressantes, tant professionnellement qu’humainement. Je souhaite vivement que les 7 prochains jours ressemblent aux précédents et surtout qu’il en soit de même pour vous. Malgré tout, je suis certain que nous sommes le premier acteur de notre vie et de notre réussite.

Je suis en contact assez régulièrement avec Eric, un chanteur qui vit dans la région de Grenoble. Nous échangeons par mail, sur l’évolution de son travail. Il me demande mon avis. Modestement j’essaie de l’aider.

Je reçois de sa part, un message, il y a une dizaine de jours. Il me dit avoir été contacté par une société de communication « très intéressée par son profil » et qui souhaite entrer en relation avec lui assez rapidement. Avant toute chose Eric a la gentillesse de me demander mon avis sur la société qui lui a écrit. Je me renseigne sur le net et n’y découvre pas grand chose d’exceptionnel. Je conseille donc au chanteur convoité, d’aller dans un premier temps au rendez-vous fixé par cette agence et qu’il me tienne au courant de son entretien.

Quelques jours plus tard, Eric m’appelle et me trace dans les grandes lignes les points abordés au cours de sa rencontre. Bien entendu la société a littéralement craqué sur l’artiste. Elle compte faire de lui une future vedette de la scène française. Comment procéder ? Le développement est très simple : Tu nous donnes 1200 € et un de nos agents se rend au MIDEM fin janvier et présente ton travail au monde entier ! ! ! Ils ont de très bons contacts avec le Canada et le Japon, paraît-il.

« Qu’en penses-tu ? », me demanda-t-il ? Ma réponse fut assez simple : « Méfie-toi ». Je suis allé au MIDEM, il y a 3 ans. J’ai vu comment les professionnels de « l’édition » travaillent. Ils viennent du monde entier s’échanger des catalogues de titres, parlent beaucoup de la chute des ventes de CD, retrouvent de vieux copains qu’ils n’ont pas vu depuis l’an passé, boivent de bons coups, mais ne sont pas, ou plus, ou rarement, là pour dégoter la perle rare de la chanson.

Je demande à Eric s’il sera le seul de l’écurie de cette société à être présenté à Cannes ? Non, bien sûr. Les gentils communicants confectionneront un joli CD d’une dizaine d’artistes, avec une belle jaquette et une non moins jolie pochette plastique. Ce produit extraordinaire sera distribué au grès des rencontres internationales. C’est bien connu, le Japon raffole de nos chanteurs. Voyez les carrières de… comment s’appellent-ils… ? Vous ne voyez pas ? Moi, non plus.

Ce que je vois c’est juste la multiplication de 1200 € par la dizaine de chanteurs qui auront bien voulu cracher dans le porte-monnaie de ces gens-là. Ainsi, leur MIDEM sera payé (VHR inclus, bien entendu). Ils pourront se pavaner sur la croisette et s’enorgueillir, auprès de leurs fréquentations parisiennes, d’avoir vu de magnifiques couchers de soleil, tout en croisant Pascal Nègre et quelques vedettes américaines dans le hall du Carlton.

Le jour ou de manière répétée et confirmée, la chanson française sera à l’honneur du MIDEM et s’exportera à travers le monde sur simple présentation d’une compilation, alors là je dirai : oui, allez-y ! D’ailleurs à cet instant il n’y aura aucune raison de payer d’avance, puisque le combat sera gagné avant même d’avoir débuté.

Face à ce genre de propositions, je vous invite à rester très prudent. Le marché francophone, ne se détermine pas au bord de la Méditerranée. On sait plus ou moins comment il fonctionne. Alors, si quelqu’un vous vend l’internationale, alors que vous n’avez pas sorti de titre en France, que vous n’êtes signé nulle part, que vous n’avez pas d’éditeur, vous êtes en droit de vous poser quelques questions.

Attention, le principe de payer pour participer à une compilation qui sera présentée à des décideurs ou des médias, ne me choque pas en soi, tant que cela reste sur des montants acceptables. Quelques dizaines d’Euro, pas plus.

Il y a régulièrement des gens qui m’écrivent en me disant : « Oui, mais moi je connais quelqu’un pour qui ça a marché… ». Combien d’autres ont dépensé des sommes folles pour rien ? Combien d’artistes ont emprunté, ont vidé leur compte, se sont ruinés ?

Il faut toujours mettre en perspective les moyens engagés, face aux retombées que l’on peut obtenir. Il faut toujours se renseigner sur les possibilités et les réussites de celui qui veut vous soutirer de l’argent. Il faut toujours rester vigilants et ne pas céder facilement dès que l’on entend des mots tels que : MIDEM, TELE, RADIO…

Ne soyez pas tenté d’enrichir d’obscures officines qui ont pignon sur rue. Les sectes jouent sur les mêmes cordes sensibles : « T’es l’meilleur, t’es l’plus beau, file-moi tes ronds ! ». On sait comment sont fragiles et vulnérables les artistes. Ne tombez pas dans le panneau. Les temps sont durs, gardez vos sous et essayez de les dépenser à bon escient.

Musicalement.