Music Business - Réflexions et conseils - Olivier Vadrot

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lundi 29 mars 2010

La quête ! !

ou

Rêver un impossible rêve

Chers amis,

Lorsque j'étais enfant, nous avions la chance d'avoir de nombreuses émissions musicales sur les 3 chaînes de télé. J'ai rêvé aux strass et aux paillettes en regardant les programmes des Carpentier, les Palmarès de Guy Lux, les rendez-vous de Michel Drucker, le Grand échiquier de Jacques Chancel, puis plus tard aux Chorus et Enfants du rock d'Antoine Decaunes.

La vie d'artiste me semblait inaccessible. Je ne percevais pas bien comment l'appréhender. J'avais la cruelle sensation que ce monde n'était réservé qu'à quelques personnes issues d'un milieu dont je ne faisais pas partie, parce que notre vie quotidienne était à des milliers de kilomètres de la leur.

Intérieurement tout de même j'étais persuadé que je finirai par côtoyer ce monde merveilleux du show business. Je n'ai aucun moyen cartésien de vous l'expliquer, mais j'en étais intimement convaincu.

J'ai eu une vie professionnelle chaotique et suis passé par différents univers. Un jour, j'ai tout plaqué et me suis tourné naturellement vers le milieu musical, sans savoir ce que j'allais y trouver.

Comme je l'ai déjà écrit, je travaille aujourd'hui avec Georgette Lemaire et nous rentrons de 15 jours de tournée, en France, mais également à travers la méditerranée, car nous sommes partis en croisière.

Je vous laisse imaginer le bonheur que j'ai ressenti au cours de ces jours en mer. Moi, qui ai tant rêvé de cette vie, j'avais à mes côtés ce que compte de plus grand et emblématique la chanson française populaire de variété. Je peux vous assurer que partager un dîner avec Charles Dumont et l'écouter raconter des anecdotes concernant Piaf, bien sûr, mais également Jacques Brel, cela m'a bouleversé. J'avais la sensation d'être le spectateur privilégié, d'une unique représentation. Je ne vous invite pas à juger de la qualité artistique des chanteurs avec lesquels j'ai voyagé. Les goûts ne se discutent pas et je peux affirmer que je je ne suis pas fan de certaines vedettes qui composaient le plateau. Je vous demande juste de vous projeter et de vous imaginer vous un instant assis à la même table que des personnes que vous admirez et avec lesquels désormais vous travaillez. Je peux vous garantir que l'effet est galvanisant.

Vous devez vous dire, il ne dit pas grand chose aujourd'hui. Il ne parle que de son expérience, c'est tout. Vous auriez raison de penser cela, mais voilà l'explication cet article. Nous allons quelque peu dévier du monde du show biz et pénétrer celui du subconscient. Hou la la ! ! Vous allez voir cela ne risque rien.

Il faut être honnête et toujours préciser ses sources lorsque l'on fait des citations. Depuis plus d'un an, je reçois une news letter, écrite par un québécois, spécialiste en motivation. Patrick Leroux travaille avec de nombreuses compagnies et hommes d'affaires d'Amérique du nord. Un de ces bulletins m'a interpellé plus qu'à l'habitude. Il traitait du pouvoir visuel du subconscient. Il invitait ses lecteurs à créer des images mentales de ce qu'ils désiraient le plus, voire même à découper et coller des images, afin de les avoir en permanence sous les yeux. Avec ma fille, un dimanche de janvier 2009, nous avons sorti la colle et les ciseaux et nous voilà partis à fouiner dans les vieux magazines pour y trouver les plus belles images.

Sur collage, il y avait un bateau de croisière, la tour de Pise, de l'argent, des bonnes bouteilles de vin, les logos des stations de Radio France, Le Sphinx et les pyramides d'Egypte et plusieurs autres choses tout aussi sympathiques. Un peu plus d'un an plus tard, je peux dire que j'ai travaillé en étroite collaboration avec France Bleu, j'ai effectué une belle croisière, j'ai gagné de l'argent, je suis allé passé mes vacances l'été dernier en Toscane et suis allé à Pise...

Cesare Pavese a écrit dans son journal intime, publié sous le titre "le métier de vivre" : "Les choses que l'on redoute le plus finissent toujours par arriver". Aujourd'hui, je suis persuadé que ce que l'on souhaite vraiment finit également par arriver. Attention, pour atteindre son but, il faut en avoir une image bien précise et beaucoup travailler. Si vous passez vos journée à regarder une photo de l'Olympia, en buvant du soda allongé sur votre sofa, il y a peu de chances que vous parveniez à fouler la mythique scène du boulevard des capucines.

Je ne suis adepte d'aucune croyance irrationnelle. Mais tout de même, la visualisation d'images positives me semble une bonne méthode pour ne s'entourer que de bonnes ondes. Je ne peux que vous proposer de mettre face à vous la photo de la guitare de vos rêves, de la batterie qui vous fait tant envie, des artistes avec lesquels vous souhaiteriez enregistrer un titre, Cette pratique ne demande aucun effort, aucun investissement. Ensuite vous n'aurez plus qu'à nourrir votre esprit. Ensuite vous n'aurez plus qu'à nourrir votre esprit et vous laisser gagner par la réussite.

Musicalement

lundi 15 juin 2009

Avec ou sans toi...

Avec ou sans toi...

Chers amis,

J'ai encore pris quelque liberté avec mon calendrier et n'ai pas publié d'article la semaine passée. Je tiens à vous présenter mes sincères excuses et à rassurer celles et ceux qui m'ont écrits, inquiêts : non, je ne compte pas abandonner mon blog en si bon chemin ! Je reçois de plus en plus de messages de soutien, des demandes de rendez-vous et des propositions de collaboration. Donc vous pouvez compter sur moi !

L'article de cette semaine porte sur le "pouvoir" que nous autres : Attachés de presse, chargés de communication, expert en relations publiques... sommes sensés avoir.

A la fin du mois de mai, j'avais rendez-vous avec fabien Lecoeuvre, afin de parler d'un projet que nous avons en commun autour d'une chanteuse dont je suis en charge de la communication. Après avoir évoqué notre affaire, alors que nous étions en train de boire quelques gouttes de Champagne, notre hôte nous présenta les derniers produits qu'il avait à défendre. Parmi ceux-ci, il y avait le nouveau DVD consacré à Elie Kakou.

De retour chez moi, je m'empressai de glisser le disque dans le lecteur et de choisir le sketch de "L'attaché de presse". Vous vous souvenez sans doute du personnage, manteau léopard et chevelure rousse abondante, et qui n'a de cesse de répéter que c'est elle "qui lance les artistes !". Elle a tout de même la lucidité de reconnaitre que, bien qu'ayant envoyé des centaines d'invitations, il n'y a dans la salle que "Paris Boum boum qui est venu".

Inutile de vous dire à quel point j'apprécie ce sketch, à travers lequel je reconnais bon nombre de mes confrères. Je vous en donne deux exemples.

Un de mes clients, pensant avoir plus de poids sur les médias, a jugé bon de travailler avec moi et une autre personne. Après plusieurs semaines de travail, aucun résultat à l'horizon, sur le secteur dont cette autre communicante était en charge. Ils se séparent donc en très mauvais terme. Le jour du clash, elle m'appelle en me disant qu'un média voulait une interview, mais que étant donné la situation, elle allait tout annuler et que la carrière de l'artiste était finie avant même de commencer ! Que voulez-vous que je réponde à cela ? Ma situation est délicate, donc je ne prends partie pour aucun des deux.

Une heure plus tard le téléphone sonne. Un journaliste de France Bleu me demande s'il est possible de réaliser une interview avec l'artiste en question ! ! Etonné, je lui demande si ma consoeur n'avait pas annulé ce rendez-vous ? Dans un soupire il me lâche : "Ho ! vous savez les attaché de presse, si on les écoutait... Moi, je veux une interview de ce chanteur, c'est tout !" On cala un jour et une heure sur le planning et l'entretien eut lieu.

Je connus le même problème sur une émission de télé, avec Georgette Lemaire. Tout était arrêté, les convocations envoyées. L'attachée de presse en charge de l'organisation de cette promotion, envoya tout valser à la dernière minute. On était à deux doigts de la catastrophe, car aujourd'hui faire une émission sur une chaîne nationale est précieux dans le cadre de la mise en avant d'un artiste et par conséquent ne pas la faire peut avoir des répercussions importantes. Qu'a cela ne tienne, je trouve le numéro de téléphone du réalisateur, je l'appelle et lui présente la situation. "Bien entendu que je maintiens le rendez-vous. Moi, les attachés de presse..." L'enregistrement s'est bien déroulé et l'émission sera diffusée au cours de l'été.

Ces deux anecdotes, doivent vous permettre de prendre conscience que tout comme une hirondelle ne fait pas le Printemps, le communicant ne fera jamais de vous une vedette. Bien entendu, nous avons un rôle charnière entre vous et les médias. Nous sommes chargés de présenter et de défendre votre travail, mais au final c'est toujours le journaliste ou le programmateur qui choisit. L'attaché de presse n'est pas un rédacteur en chef et ne peut pas imposer ses choix. Je ne connais aucun spécialiste en communication qui soit encore parvenu à placer sur le JT de 20 h de TF1, le frère de la soeur d'une copine de ma voisine qui chante super trop bien ! ! En revanche si votre produit a tapé dans l'oreille d'un média, alors là, tout est permis, avec ou sans attaché de presse d'ailleurs.

Musicalement

lundi 18 mai 2009

La tactique du gendarme ! !

La tactique du gendarme ! !

Chers amis,

Comme je vous le disais dans mon article précédent, le dimanche 10 mai j’étais en Normandie. Alors que je me trouvais sur la plage de Cabourg à ramasser des coquillages, deux artistes dont je suis en charge de la communication, se trouvaient être les inviter d’une émission sur le réseau national de France Bleu.

Je ne vous cache pas que j’étais assez satisfait d’avoir obtenu une belle interview de Georgette Lemaire, pour la présentation de son nouvel album « Inoubliable », avec une diffusion de plusieurs titres, ainsi qu’une petite discussion avec le chanteur leader du groupe Los del sol, qui interprète « La muñequita ».

Pour débuter la semaine, je me suis rendu, toujours en compagnie de Georgette Lemaire, rue Bayard, pour une interview de la chanteuse, par la célèbre grosse tête qu’est Philippe Bouvard.

Tous ces succès m’amenèrent à réfléchir à la différence qui existe entre deux termes souvent mal utilisés : La tactique et la stratégie. Vous allez comprendre où je veux en venir.

La plupart du temps, lorsque je suis contacté par un artiste ou une production, leur seule ambition est « d’être dans les médias ». Je ne parle pas de la diffusion d’un titre en radio, cela semble évident. Je veux dire être présent dans des émission ou des programmes à grosses audiences. Parfois même peu importe l’audience, l’important est d’entendre sa voix dans le poste ou de montrer sa bobine dans le petit écran. « Chacun aura son quart d’heure de gloire » disait Warhol. C’est effectivement ce que je rencontre fréquemment.

Là se trouve la scission entre tactique et stratégie. La tactique c’est « one shot ». On se bat pour obtenir un résultat. Une fois obtenu, on est content, mais on ne se demande pas à quoi ce succès va bien pouvoir servir. Alors on remet en place une autre tactique et ainsi de suite, jusqu’à épuisement des forces de tous. A chaque fois que vous devez réfléchir à la façon de valoriser votre gain, vous multipliez les efforts pour trouver les solutions. De ces brain storming naissent souvent des conflits à l’intérieur des équipes « Ha, non. Moi, je ne vois pas ça comme ça !», « A mon avis il faudrait faire autrement ! ». Il y a toujours un bon copain qui a la solution à tous vos problèmes et qui fera forcément de vous la prochaine vedette. C’est bien connu, non ?

Une stratégie s’établit sur le long terme. Celle-ci est faite de plusieurs actions simultanés ou mises en place les unes après les autres qui, si tout se passe bien, vous amèneront là où vous voulez aller.

Lorsque Bénabar à débuté, il était comme vous. Il jouait dans les cafés, les restaurants de province. Une femme un jour s’est trouvée dans la salle. Elle est tombée sous le charme de ce garçon et s’est mise à travailler pour le compte de l’artiste Bénabar. Elle a commencé par trouver des dizaines de concerts, partout en France. Puis, elle a fait enregistrer un CD démo qu’elle a envoyé à tout le monde : Radios, journaux, fanzines, PQR… Elle savait l’avis de ceux qui avaient reçu le disque. Face aux bons retours, elle a entrepris de monter une auto-production. Ce fût le premier album de Bénabar, avec le succès que l’on connaît. Entre ces deux événements : Leur rencontre et la sortie de ce CD, se sont écoulés 6 ans ! !

Lorsque j’ai appris au producteur de « La muñequita » que l’on aurait cette diffusion sur un réseau national, il a été fou de joie (et moi donc !). Mais, au-delà de ces quelques minutes radio-diffusées, que faire de cette victoire ?

Une artiste suisse dont on m’avait proposé de prendre en charge la communication sur la France, il y a deux ans, avait un album très bien réalisé et venait d’être sélectionnée pour participer au grand plateau « NRJ Tour », à l’Aréna de Genève. Quelle belle opportunité me direz-vous, pour commencer à battre la presse et les médias helvétiques ! Hé bien, les producteurs et éditeurs de la demoiselle se sont contentés de ce résultat en disant « maintenant qu’elle est estampillée NRJ, cela va être plus simple. Ils vont venir nous manger dans la main. » Que croyez-vous qu’il arriva ? Rien.

Vous le savez sans doute, j’ai collaboré avec Gérard Blanc, jusqu’à son décès. L’an dernier à l’époque de son Olympia, il a fait plusieurs « grosses » télés. On ne pouvait que se réjouir de cette présence dans le média le plus important du paf. Mais malheureusement il y eut encore des gens qui, bien après la diffusion, nous dirent qu’ils n’étaient pas informés que Gérard serait sur cette scène parisienne mythique. Pourtant la stratégie de communication avait été réfléchie. Pas assez sans doute. On peut se dire également qu’il y a toujours des petits poissons qui passent au travers du filet. Une chose est sûre, ne chercher à atteindre qu’une seule cible ne sert pas à grand chose, à moins d’être sur une « niche ». Là, c’est autre chose.

Même si c’est bon pour l’égo (et je sais de quoi je parle), il ne faut pas se contenter de ces petits pas pour penser que vous êtes au bout du chemin. Ce n’est pas parce que vous serez diffusés une fois sur un gros réseau, que la partie sera gagnée. Il faudra se battre en permanence pour aller de victoire en victoire.

Gagner une bataille ne permet pas malheureusement de gagner la guerre.

Musicalement

lundi 13 avril 2009

Les mots sont les mots ! !

Les mots sont les mots ! !

Chers amis, J’ai débuté, la semaine passée, deux campagnes de promotion, pour Balablan d’une part et pour mon regretté ami Gérard Blanc, d’autre part. C’est avec un grand bonheur que j’ai entendu sur les ondes de France Bleu et Nostalgie, diffusés les messages promo et clins d’œil des animateurs, vantant la qualité du DVD « Made in Paris », dernière trace laissée par Gérard avant son décès et en vente depuis quelques jours. Je mesure chaque jour la chance qui m’a été donnée de travailler avec ce grand Monsieur de la chanson française. Il était la simplicité même. Une anti-star. Un artiste ouvert et disponible en permanence pour les autres. J’aimerais retrouver cet état d’esprit chez tous les chanteurs que je fréquente. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas…

Il y a également de bons retours pour le nouveau single de Balablan « Les filles du hall ». Son premier album « Messieurs les musiciens » sort la semaine qui vient. Mais nous sommes confrontés régulièrement au mur quasi infranchissable de certains gros médias. A mots couverts on me fait comprendre que le titre est bon, que l’univers du garçon est très intéressant, mais tant qu’il ne sera pas diffusé « chez les autres », cela sera compliqué de le rentrer en rotation. Comme on me tient exactement le même discours « chez les autres », le serpent se mord la queue jusqu’à s’en étouffer.

Heureusement, et je signe et persiste dans mon propos, il reste les concerts ! Au cours de ceux-ci Balablan se fait voir et entendre et cela paye. Trois concerts consécutifs sur Paris la semaine passée et des promesses de nouvelles dates à venir.

Toutefois cette joie, faite de petits succès, est modérée par une constatation que je peux faire régulièrement avec les artistes en développement. Lorsqu’ils débutent, il y a toujours derrière eux des musiciens « prêts » à jouer pour rien ou presque. Un concert plus tard, deux, trois dates en province, des kilomètres en voiture, des départs de bonne heure et des retours très tard dans la nuit, poussent les musiciens « accompagnateurs » à mettre des conditions de plus en plus contraignantes pour le chanteur. Les musiciens - peut-on vraiment leur en vouloir ? - souhaitent finalement avoir des cachets déclarés, à défaut ils iront jouer avec quelqu’un d’autre qui paiera officiellement.

Ceci amène une réflexion que les « chanteurs » doivent avoir à l’esprit. Lorsque l’on souhaite faire carrière en solo, il ne faut pas se considérer avec ses musiciens comme faisant partie d’un groupe. Pourquoi ? A cause de la prise décision, tout simplement. Dans un groupe, les décisions se prennent ensemble. Chacun fait des efforts et se rend disponible aux autres pour être présents aux répétitions, aux concerts, assurer la promo et tout se qui découle du travail collectif. En solo, le problème est différent. Le chanteur doit être capable d’assurer à tout moment, quelle que soit la configuration de l’événement. Un guitariste indisponible pour telle date, sera remplacé par un autre guitariste et ainsi de suite. Bien entendu cela implique la création d’une liste de musiciens à contacter en cas de besoin. Mais je vous assure qu’une fois que le show est répété et au point, les partenaires se glissent dans leur rôle et donnent le meilleur d’eux-même.

Bien entendu, un chanteur préfèrera avoir toujours autour de lui les mêmes musiciens, cela le sécurise et lui donne la sensation de partager quelque chose avec « une famille ». Ceci est tout à fait compréhensible et même souhaitable. Il y a des connivences qui naissent, des réflexes qui apparaissent et qui permettent de gagner du temps et d’être meilleur sur scène.

Lorsque j’ai monté le concert pour Murray Head, il a fallu retourner les agendas des guitaristes dans tous les sens pour trouver la bonne équipe. Une fois cela réalisé, ils ont répété quelques heures et finalement le public ne s’est pas demandé si Murray avait l’habitude de jouer avec eux souvent, très souvent ou presque jamais. Ils ont fait le show ! Les spectateurs étaient venus voir « un chanteur », pas un groupe.

Ne craignez pas, en tant que chanteuse ou chanteur, de multiplier les contacts avec de nombreux musiciens. A un moment, vous aurez sans doute besoin de pouvoir sortir votre carnet d’adresses et appeler un batteur ou un clavier, car celui qui vous suit habituellement ne sera pas présent sur une date. Ce n’est pas à vous d’être fidèle à vos musiciens, c’est le contraire. On m’a déjà dit « Ha ! tu as pris une date ce jour-là. Mon batteur ne sera sans doute pas là ! » Et alors ? J’annule tous les concerts et show case jusqu’à ce que toute l’équipe soit au complet ? Certainement pas ! La carrière d’un artiste ne doit pas dépendre de son entourage.

Dans le pire des cas, un chanteur doit être en mesure d’assurer son show tout seul avec sa guitare ou son piano, à défaut avec un PBO. Il ne doit compter que sur lui-même. Regardez les tournées en solo qui se multiplient : Jean- Louis Aubert, Patrick Bruel, Maxime Leforestier, Francis Lalanne…

Mon ami Thierry Boulanger, a été appelé il y a quelques années, pour remplacer sur une tournée en Allemagne, le pianiste de Charles Aznavour. Deux répétitions, cinq concerts. A aucun moment Levon sayan, le manager d’Aznavour ne s’est dit qu’il allait annuler les dates uniquement parce qu’il manquait un musicien !

Être chanteur, c’est souvent marcher seul sur le long chemin de la reconnaissance. Regardez bien où vous mettez les pieds et prenez garde à ne pas trébucher. Vos ennemis ne sont pas forcément ceux auxquels vous pensez.

Musicalement

Olivier