Aidez-moi ! !

ou

Ne négligez aucune des aides qui existent

Chers amis,

Comme vous le savez sans doute, si vous me suivez depuis plusieurs mois, outre ce blog, j’écris également pour d’autres supports sur le net. Je collabore, depuis le début de cette année, avec Horscène, qui traite de l’information musicale autrement, mais également avec un site qui, lors de son lancement a fait grand bruit, je veux parler du Huffington Post.

De nombreux professionnels et anonymes reprochent à cette société de faire travailler gratuitement des rédacteurs. A ceux-là je répondrais simplement, que si mes lignes se trouvent publiées, c’est que je le veux bien et ai conscience de mon apport à leur commerce. Je suis libre d’interrompre à tout moment cette collaboration. Par ailleurs, il me semble que les sites participatifs existent depuis bien longtemps et n’ont jamais créé de polémique lors de leur mise en ligne…

Je note qu’en l’espace d’un mois, j’ai vu le nombre de connexions à mon blog et les demandes de conseils augmenter de façon significative. Ce qui m’amène à penser que le grand philosophe de la chanson Enrico Macias a bien raison de dire : « Donner, donner, do do donner, Dieu vous le rendra ». Il faut parfois savoir être désintéressé et ne pas manquer de dire « Que puis-je faire pour t’aider ? » A longue cela finit par payer.

SPPF ou SCPP ?

Mais ce n’est pas de cela que je souhaite vous parler cette semaine. Non, il y a bien plus sérieux comme sujet. En effet, j’ai été contacté, à la fin de l’an dernier, pour faire diffuser le clip d’un de mes artistes, sur une chaîne du câble. La condition était qu’il fallait que le producteur du vidéogramme soit affilié à une société civile de perception de droits.

Je passe quelques coups de téléphone, je me renseigne. Personne ne sait. Même le patron du petit label m’avoue ne pas avoir entrepris les démarches pour affilier sa structure de productions à ces petites mains qui vont récupérer des petits sous, là où vous n’imaginez pas qu’il puisse y en avoir.

N’étant répertorié nulle part, finalement le clip sera tout de même diffusé, mais le producteur ne pourra toucher le moindre centime, sans avoir préalablement effectué les démarches administratives, en remplissant les divers feuillets de tout un tas d’informations légales et rébarbatives à la fois. Que voulez-vous, c’est justement le prix à payer pour voir revenir dans la poche de celui qui a payé, le fruit de son travail.

Des aides à la création et au développement

Nos jeunes amis qui se lancent dans le métier, la plupart du temps pensent gagner de l’argent avec les concerts, en premier lieu, puis avec la vente de musique, qu’elle soit physique ou numérique. De ces deux activités découlent des droits d’auteur, qu’ils toucheront s’ils envoient bien leur déclaration à la SACEM, en espérant qu’ils soient inscrits auprès de la vénérable vieille dame. Tout ceci est très bien et déjà vu.

Il y a cependant une seconde catégorie de droits, un peu trop oubliés par les novices. Ce sont les droits voisins. Ceux-ci ont pris vie, il y a une trentaine d’années, sous l’impulsion de Jack Lang, alors Ministre de la Culture. Ils permettent entre autre, aux producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes (dénomination officielle), de toucher un pourcentage sur l’exploitation des œuvres pour lesquelles ils ont investi de l’argent. Ce n’est plus seulement la rémunération au support vendu mais à l’utilisation qui en est faite.

Voilà pourquoi, j’incite vivement toutes celles et ceux qui possèdent une structure de production, y compris associative, à entamer les démarches nécessaires à leur régularisation, auprès de la SPPF, par exemple. Outre le fait de pouvoir compter sur des droits, les producteurs pourront également bénéficier de nombreuses aides, environ une dizaine. Cela va de la production musicale au montage d’un show case, au support de tournée.

Le temps c'est de l'argent

Je sais que cela demande du temps, que de se consacrer au remplissage de dossiers, mais quand vous obtenez une subvention ou lorsque vous recevez un relevé de droits et que ô miracle, la société de collecte vous verse quelques dizaines, voire centaines d’euros, je vous assure que cela fait du bien.

Parfois, des âmes tristes, me rétorquent que c’est bien de la transpiration pour pas grand-chose. Ce à quoi je réponds, qu’il ne faut jamais rien négliger. Il est indécent de se plaindre de ne plus vendre comme avant, de voir ses revenus fondre comme neige au soleil et en même temps, ne pas profiter du système qui existe et qui tout de même permet de mettre un peu d’argent dans la tirelire.

Je vous souhaite plein de succès.

Bonne semaine.

Olivier