Olivier Vadrot COM / Conseil - Organisation - Management

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lundi 5 décembre 2011

Imitation ! !

Imitation ! !

ou

Imiter le passé, pour mieux envisager l’avenir

Chers amis,

Jeudi et vendredi de la semaine dernière, j’étais sur la route, avec Renaud Hantson. Tout d’abord, un très beau moment vécu lors du concert donné au casino 2000, de Mondorf les bains, au Luxembourg. Le public, à la fois fidèle et conquis par la prestation tellement humaine du chanteur, restera jusque tard dans la nuit aux cotés de l’artiste. Qu’il est bon et réconfortant de sentir autant d’amour autour de celui que l’on doit accompagner, pour son retour dans la lumière. Ce n’est jamais gagné d’avance, mais je me dis que la voie(x) est libre !

Génération Stars

Puis, vendredi soir, nous étions à Vesoul, pour la finale de « Générations Stars ». Ce concours récompense celui ou celle qui demain prendra la place de Yannick Noah ou Nolwenn Leroy.

Chacun des candidats devaient présenter deux titres. A priori, il n’y avait pas de contrainte de forme. Reprises ou compositions, tout était permis. A mon sens, cela biaise quelque peu le jeu, car celui qui prend un vrai risque en se présentant avec une chanson originale aura finalement plus de chance de l’emporter, car les professionnels apprécient beaucoup ceux qui se mettent en danger.

Bien chanter un titre de Goldman ou un extrait de Starmania, peut donner l’impression parfois d’assister à un Karaoké géant. Dans ce cas, les comparaisons fusent et les claques peuvent tomber plus rapidement qu’on ne le pense. Il est finalement bien plus casse gueule de croire au bénéfice du déjà existant au détriment de l’originalité.

Mais, n’étant pas membre de l’organisation de cette épreuve, je me garderai bien de donner des conseils à l’équipe qui gère cette compétition depuis sept ans déjà. Si cela dure c’est que l’ensemble des participants s’y retrouvent.

L'imitation est-elle limitation ?

Je voudrais simplement revenir sur un aspect, que nous avons été plusieurs à noter. A différents moments, au cours des prestations, nous avons entendu, dans la salle des : « Ho ! t’as vu, on dirait untel ! » et « Il essaie trop de ressembler à… ». On m’a posé la question au cours de l’entracte : « ne trouves-tu pas qu’il y a parfois trop d’imitation dans les interprétations ? »

A ce moment-là m’est revenu en mémoire un article paru dans un magazine d’arts martiaux. Celui-ci était intitulé « L’imitation est-elle limitation ? », car bon nombre de pratiquants ont tendance à chercher les postures et attitudes de leurs ainés pour progresser.

Que répondait le maître à cette interrogation ? Hé bien, qu’il est tout à fait naturel qu’un jeune qui débute et qui cherche sa voie soit guidé par les pas de ceux qui le précèdent. Attention, il est primordial d’avoir à ses côtés, si l’on veut avancer, un guide, un coach, un professeur, qui aide à apprendre les bonnes postures, à corriger les mauvaises habitudes et qui montre le chemin. C’est ainsi qu’en partant d’un statut d’imitateur, on se libère d’un carquant et que l’on devient soi-même.

Dans la chanson, il en est de même. Que l’on admire Michael Jackson ou Mylène Farmer, au point de travailler leurs chansons, face à sa télé, avec un DVD de Karaoké, pourquoi pas, mais à ce moment-là, il est préférable de n’avoir aucune velléité artistique. Vous finirez par obtenir, le ton juste, la gestuelle parfaite de vos idoles, mais après ? Vous ne serez qu’un clone à travers lequel on retrouvera une part de l’original, mais sans l’être ! Quand vous serez entrés dans la peau de celui que vous admirez, vous ne vous en sortirez qu’avec beaucoup de mal. Si vous pouvez, d’ailleurs…

Le travail pour aller de l'avant

Ce travail sur le passé est nécessaire. On a tous gratouillé et massacré, sur des guitares désaccordées, les succès de Brassens ou Leforestier. Il faut à un moment s’affranchir des anciens et partir sur sa propre route. Le drame est que bien souvent les jeunes artistes sont peu ou pas du tout entourés, ce qui ne leur permet pas de se trouver. Ils végèteront, prendront de mauvaises directions et finiront par se perdre dans le dédale du petit monde du show business.

J’ai déjà écrit, peut-être une centaine de fois, que devenir chanteur c’est avant tout beaucoup de travail et ce travail ne peut se réaliser seul, dans sa chambre ou sa cave. Il faut avoir face à soi un miroir qui renvoie non pas ce que l’artiste veut voir, mais ce qu’il faut savoir. C’est le rôle du maître dans un dojo d’arts martiaux, corriger, afin de permettre à l’élève d’aller de l’avant, de se découvrir, pour connaitre ensuite l'harmonie.

J’espère que vous aurez tous à cœur de trouver celui ou celle qui vous aidera à prendre les bonnes décisions et vous permettra de faire naitre véritablement l’artiste qui est en vous, sans limites !

Je vous souhaite plein de succès.

Bonne semaine.

Olivier

lundi 14 février 2011

Fais-moi une place ! !

Fais-moi une place ! !

ou

Comment se faire connaitre ? ?

Chers amis,

j'ai reçu dans ma boite mail, la semaine dernière, une demande d'interview, de la part d'une jeune journaliste, travaillant pour une radio locale du sud de la France.

Le sujet de son intervention est « Quelles sont les solutions aujourd'hui, pour de jeunes artistes ou groupes, pour se faire connaître ? » et de me citer plusieurs noms de festivals ou tremplins, plus ou moins connus.

Je la rappelai en lui donnant mon accord pour répondre avec grand plaisir à son phoner.

Avant le jour du rendez-vous, je repris mes différentes notes et articles déjà écrits sur le sujet et me rendis compte que le temps passe et rien ne bouge. Ce qui est vrai aujourd'hui l'a été également hier.

De tout temps les « radios crochets », « tremplins », « concours » et j'en oublie certainement ont existé.

Est-ce une bonne école ? Je réponds oui !

Monter sur une scène pour présenter le fruit de son travail au public est forcément la bonne voie à suivre. Avoir la peur au ventre avant de chanter son texte et de faire entendre sa musique, participe à la formation de l'artiste. Il redescendra du plateau toujours plus fort.

Bien entendu, il y a parfois des abus. Le monde du show business est peuplé de gens qui, sentant le bon filon financier sous leurs doigts, organisent diverses manifestations tout en demandant un peu d'argent au passage à toute personne se présentant sur le plateau.

Le fait de débourser quelques euros, ne représente pas une escroquerie en soi. En revanche, il faut toujours bien regarder ce qu'il y a à gagner à participer à tel ou tel concours. Si pour une somme modique, celui qui l'emporte, repart avec un prix qui représente une valeur non-négligeable : L'enregistrement d'un titre en studio, la participation à un festival, la présence en première partie d'un artiste reconnu, alors il ne faut pas hésiter.

Si, au contraire, le gain ne représente qu'un jeu de cordes de guitare ou une série de CD vierges et que les votes du concours se font à main levée, alors il vaut peut-être mieux se garder de s'inscrire à ce type d'événement.

Comment se faire connaître aujourd'hui ? Telle était la question. Ma réponse fut simple : en jouant le plus possible. Rien ne doit être négligé, tout est à prendre. Ensuite à chacun de mener sa barque (avant qu'elle ne devienne carrière) comme bon lui semble.

Si vous saviez combien de chanteurs bien installés aujourd'hui dans le paysage musical français, qui ont joué de nombreuses années dans des pianos-bars ou des cabarets quasiment déserts, des soirs de semaine, devant des chaises vides, vous seriez surpris.

Je rappelle fréquemment que Jacques Brel lors de sa participation à son premier concours, à Knokke-le-Zoute, finit bon dernier...

Je sais que lorsque l'on se lance dans ce métier si difficile, on souhaite obtenir des résultats concrets et très rémunérateurs rapidement. Malheureusement, il n'en va pas ainsi.

Rares sont ceux qui en quelques semaines sont parvenus en haut des sommets. Nombreux sont ceux qui, une fois arrivés à la cime des charts, en sont descendus plus vite qu'ils n'y étaient arrivés et ont disparu à tout jamais.

La réussite n'est pas une chose appréciable. Il y a une grande part d'incertitude. Quelques règles toutefois sont inamovibles : Le travail, le travail et le travail !

Bonne semaine.

Olivier

mardi 2 juin 2009

Être à la hauteur ! !

Être à la hauteur ! !

Chers amis,

J'avais prévu de publier cette semaine un article sur l'investissement que chacun doit mettre dans sa vie, pour aller toujours plus loin et se maintenir en tête de peloton. Sachez simplement que les personnes qui maitrisent le mieux leur environnement professionnel sont celles qui lisent en moyenne un livre tous les mois concernant leur propre business et qui se rendent à deux conférences par an. Plus vous accumulerez de connaissances sur votre métier, plus vous serez à l'aise et par conséquent plus on vous sollicitera. J'y reviendrai un autre jour.

J'ai participé hier, une nouivelle fois en tant que juré, au concours organisé par le site web Zicmeup "accélérateur de talents". Ce fut une agréable journée passée en compagnie de camardes avec qui je partage le goût de la découverte de jeunes artistes. L'organisation de ce concours est parfaite et je me permets par l'intermédiaire de ce billet de saluer le professionnalisme de Patrice Marlone et Alexandre Reitzmann, les fondateurs de Zicmeup, la qualité de présentation du show de Sébastien Joly et l'excellent travail réalisé par Pascal Tchandjiabo, l'ingé son du Zicmeup tour, qui place à chaque prestation les candidats dans les meilleures conditions possibles.

Une chose a attiré mon attention au cours de cette journée et m'a fait changer de direction dans l'écriture de mon billet. Plusieurs membres du jury et moi-même avons été étonnés par les changements opérés par certains participants. Au cours de la demi-finale quelques artistes nous avaient littéralement bluffés au cours de leur prestation. Nous les avions notés en conséquence et étions ravis de les retrouver en finale. Combien ont-ils été à changer de chansons et à nous proposer autre chose ? Je ne sais. Toujours est-il que nous avons connu plusieurs désillusions. Ce qui nous avait emballé il y a un mois, nous ne l'avons pas retrouvé hier.

Nous avons interrogé, après le concours, quelques participants. La réponse fut toujours la même :"On voulait vous montrer qu'on savait faire autre chose". Bien, avec le risque de déplaire au jury et de ne pas accéder à la finale nationale, juste pour nous prouver que vouys savez chanter d'autres chansons ! ! L'argument malheureusement peut se défendre, mais à minima. Un concours c'est une épreuve de vitesse, un sprint. Il ne s'agit pas de montrer que l'on a de belles chaussures et un beau maillot pour franchir la ligne d'arrivée le premier. Il faut courrir vite, c'est tout. Imaginez un peu le vainqueur d'une demi-finale de 100 mètres qui dirait tout simplement à son entourage "Pour la finale je vais leur prouver que je suis un bon en faisant la course à l'envers, à reculons". En ce qui me concerne je ne l'ai jamais vu. Le risque pris peut être catastrophique. C'est d'ailleurs ce qui c'est produit hier pour certaints participants. A vouloir trop prouver, on ne sait quoi, ils ont fini par déplaire et aurevoir la finale au Show case.

Si je remets la comparaison de la course dans le contexte d'un concours de chant, avec plusieurs phases de sélections, cela revient à dire "Vous avez été sélectionnés avec un titre efficace, qui a plu à l'ensemble des membres du jury, ne changez rien." On aura bien le temps de découvrir d'autres facettes de votre personnalité scénique en d'autres temps. Vous avez charmé le jury. Que croyez-vous que celui-ci attende au prochain passage ? Je vous le dis : Exactement la même prestation ! ! Pourquoi ? Pour deux raisons : Le plaisir et le travail.

Le plaisir : Qui a pris du plaisir une fois en redemande toujours. Non ?

Le travail : Vous nous prouvez que vous maîrtrisez votre chanson, donc vous avez travaillé pour cela, donc vous avez, si ce n'est encore le statut, tout au moins l'étoffe d'un profesionnel. Dans l'esprit d'un juré cela compte énomément. Croyez-moi.

Une dernière chose. Le principe du matraquage à la radio n'est pas tout à fait différent. Un titre entre en rotation, il est apprécié du public, que fait la maison de disque ? Elle ne s'empresse pas de changer de chanson toute les semaines en se disant "OK, ils aiment alors je vais leur prouver qu'il y a d'autres titres de bons dans cet album !" Au contraire, ils enfoncent le clou jusqu'à épuisement de l'auditeur.

D'ailleurs c'est sur ce principe que Ravel a composé son célèbre Boléro. Son mot d'ordre : "Mettez vous bien ça dans la tête".

Que ce soit pour la finale du Zicmeup Tour ou de tout autre concours auquel vous participerez, soyez efficace, allez droit au but. Ne tergiversez pas, ne pratiquez pas la contorsion intellectuelle, comme les artistes savent si bien le faire. Les anglo-saxons utilisent souvent un seul mot pour désigner la bonne attitude à avoir en de pareils circonstances : Straight. Cela signifie "Droit".

Bonne chance à tous !

Musicalement