Music Business - Réflexions et conseils - Olivier Vadrot

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lundi 28 novembre 2011

La ! La ! La !

La ! La ! La !

ou

Le théorème de la réussite par Archimède

Chers amis,

Vous avez sans doute eu, comme moi, votre période « croyance irrationnelle ». Je veux parler de ces années au cours desquelles tout événement particulier prend une dimension inénarrable et est ponctué d’un « Waow ! Quand j’te disais que j’y pensais. Tu vois c’est arrivé ! ».

Hé ! bien, je dois avouer que je suis retombé en adolescence, vendredi dernier. Si vous avez lu mon article intitulé « Que reste-t-il de nos amours ? », vous aurez constaté que je me lamentais sur la jeune génération pop-rock et ne voyais qu’un seul groupe qui sorte du lot actuellement : Archimède.

Une claque ! !

En milieu de semaine, je retrouve un mail du booker de ce groupe qui gentiment me propose de venir les entendre à la Maroquinerie. Tiens ! J’avais oublié cette invitation. Je m’empresse d’accepter et me rends donc, en ce début de week-end, dans la salle du XXème.

Là, j’ai pris une claque ! ! Ce qui m’a d’emblée étonné, c’est le public. Sitôt joués les accords de la première chanson que 500 personnes se sont mises à chanter couplets et refrains. J’ai pensé que cela devait être le single qui passe en radio et que l’on devait absolument le connaitre pour être dans la salle. Pas du tout. Il en fut ainsi sur l’ensemble du show. Une vingtaine de titres, durant lesquels, 1000 cordes vocales soutinrent énergiquement le chanteur.

Je dois bien l’avouer, lors de ce concert, je me suis surpris à hocher de la tête, à taper des mains et à joindre ma voix à celle des autres. Il ne manque plus qu’un bon coup de pouce des médias « grand public » et la poussée d’Archimède se vérifiera.

Vous allez me demander, pourquoi faire un reporting de concert en ce lundi matin ? Tout simplement pour vous dire que malgré ce que j’ai pu écrire ces derniers temps, concernant la morosité ambiante, il peut m’arriver (et c’est souhaitable le plus souvent possible), d’être emballé par de nouveaux artistes.

Recette de la réussite

Je pense que les ingrédients utilisés par ce groupe sont les bons. Des textes écrits en français, ce qui devient de plus en plus rare, ciselés avec justesse. Des histoires qui touchent ceux qui les écoutent. De nombreuses critiques rapprochent leur univers à celui de Renaud ou de Dutronc. Une voix reconnaissable à la première note émise. Un petit quelque chose de rocailleux, au fond de la gorge. Des mélodies qui se retiennent facilement et qui permettent, grâce à ces fameuses onomatopées La ! La ! La !, déclinées sur tous les tons, de faire participer le spectateur ; si bien que l’on passe parfois de l’ambiance concert à celle, Ô combien agréable, de feu de camp.

J’ai d’ailleurs retrouvé une espèce de ferveur païenne. Celle qui existait à la fin de concert de Mano Solo, avec son hymne « Shalala » ou encore lorsque U2 quittait la scène sur « 40 », laissant des milliers de fans chanter jusqu’au bout de la nuit « How long to sing this song ? »

Je ne peux que vous inciter, vous jeunes auteurs-compositeurs, à ne pas avoir peur de la langue française. D’autres s’y sont attaqués avant vous et avec succès : Noir désir, Saez, Téléphone… Ne sombrez pas dans la pseudo facilité, en croyant que chanter en anglais ça passera mieux. C’est dans l’ensemble assez faux. Si vous avez des choses à dire, dites-le dans votre langue. Ha ! ça oui, pour trouver son style, son écriture, cela demande plus de temps que de rédiger un texte comprenant trois prétérit et une forme passive.

Il ne faut pas craindre de composer de « vraies » mélodies et non des balbutiements sur quelques notes. Aujourd’hui, les professionnels craignent « les voix », celles qui s’envolent et traversent plusieurs octaves. On préfère le minimalisme, reflet sans doute de l’époque, ne pas faire de vagues… Souhaitons que cela change et que les chanteurs retrouvent rapidement le droit de citer. Que l’on reconnaisse le talent d’un interprète également à sa capacité de pousser l’aiguille du compte-tours au maximum.

2012 ? ?

Et si 2012 marquait un retournement de situation ? Pourquoi ne pas imaginer qu’entrainées par une force surnaturelle, d’un seul coup, les majors décideraient de redonner une vraie place aux chanteurs qui ont des choses à dire et qui ont les moyens de l’exprimer ?

En attendant cette heure, je conclurai cet article par quelques mots, d’Archimède : « Le bonheur est à la portée de tous » et ça, e n’est pas une croyance d’adolescent.

Je vous souhaite plein de succès.

Bonne semaine.

Olivier

lundi 10 octobre 2011

Le chanteur malheureux ! !

Le chanteur malheureux ! !

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Faire l’artiste ne s’improvise pas

Chers amis,

Un des privilèges que nous avons, dans ce monde merveilleux du spectacle, est d’être souvent invité à assister à des représentations en tous genres. Cela va du concert d’un ami, que l’on n’a pas vu depuis longtemps, dans une grande salle, à un jeune débutant, qui voulant nous démontrer qu’il a du talent, nous envoie un carton, nous incitant à descendre dans une cave voûtée, mal équipée et peu accueillante.

spectacles de débutants donnés sur de grandes scènes !

Tout d’abord, je tiens à préciser qu’il ne sert à rien de donner des noms d’artistes. Voilà pourquoi, je ne citerai personne. Chacun mènera son enquête et reconnaitra qui il aura envie de reconnaitre…

Mercredi dernier, je me rends à deux pas de la place de la République. Un talent émergeant, la cinquantaine fougueuse, se commet en public. Une heure trente de marmonage, de crachotage et même de torpillage de succès des autres. En un mot, un calvaire pour le simple spectateur que j’étais. Heureusement que les musiciens qui entouraient la vedette étaient très bons. Toujours ça de pris ! Pas moyen de s’échapper. Une invitation s’honore jusqu’au bout, surtout lorsque vous êtes assis à côté de celui qui vous a gentiment obtenu votre billet…

Deux jours plus tard, même lieu, même heure. Entrée sur le plateau d’une dame qui sillonne les scènes et les routes depuis quelques années déjà. Là, le spectacle prend vraiment son sens. Si d’un point de vue technique tout était en place, ce qui est la moindre des choses, l’artiste, quant à elle, était « Là ». Elle incarnait vraiment son rôle. Les 90 minutes de spectacle passèrent comme si le public était confortablement installé sur une étole de soie naturelle. La chanteuse naviguait dans son répertoire comme un poisson tropical dans un océan de bonheur.

Se préparer techniquement

L’enseignement principal que je tire de cette comparaison est qu’on ne peut pas décemment se présenter sur une scène, face au public, sans avoir un minimum de base et de travail derrière soi.

Il est inadmissible qu’un chanteur entre dans la lumière, sans savoir placer sa voix, sans savoir comment bouger, sans avoir le sens du spectacle, quand il prétend en faire ! On objectera à mon propos (et je l’ai déjà entendu) qu’il a eu le courage de le faire, que monter sur scène c’est déjà un beau pari, que tout le monde n’a pas la capacité de réaliser un tel exploit…

Ces arguments en fait n’en sont pas. Cela revient à justifier n’importe quel acte par l’inconscience ! Est-ce que demain je peux, sous prétexte de posséder un permis de conduire, piloter une formule 1 ou parce que je sais faire une omelette, prendre les rênes du Grand Véfour ? Vous me prendriez pour un fou et vous auriez raison !

La chanson est un Art et comme tous les Arts, elle se travaille. Il serait bon qu’une fois pour toute, ceux qui veulent en faire profession comprennent bien qu’il y a une nette différence entre chanter dans sa salle de bain ou pour ses amis (ce qui est très sympathique) et se produire face à des gens. La différence tient à la capacité qu’a l’artiste à écouter les conseils et à progresser dans son domaine.

On ne participe pas à une finale des jeux olympiques, uniquement parce qu’on l’a décidé ! On se prépare, on s’entraine, on transpire, on se remet en question, on participe à des compétitions de qualification et parfois même on finit au pied du podium, alors on attend la prochaine olympiade et on retourne à l’entrainement.

Avoir conscience de ses limites

Si, le chanteur dont je parle, avait eu un peu de recul par rapport à son travail et était entouré de gens influents et capables de lui dire « Non, tu ne peux pas faire ça maintenant, attend encore un peu. On verra plus tard. Faisons plutôt quelques dates dans de petits endroits, pour bien nous rôder. On reviendra plus forts dans quelques temps » et qu’il ait été en mesure d’écouter ces conseils, alors nous n’aurions pas assisté au désastre de cette triste soirée.

Les excès sont néfastes, y compris d’avoir trop confiance en soi. Aveuglement et arrogance ne font pas bon ménage, surtout quand techniquement cela ne suit pas. Gageons que le temps fera son affaire et que des corrections seront apportés ou pas…

Je vous souhaite plein de succès.

Bonne semaine.

Olivier

lundi 27 décembre 2010

Etat des lieux ! !

Etat des lieux ! !

Ou

Comment bien finir l’année 2010

Chers amis,

Nous voici presque arrivés au terme de cette année 2010. Dans quelques jours, nous basculerons en 2011. Il est donc temps, pour chacun d’entre-nous, de faire un petit bilan des 365 jours écoulés.

Je le répète régulièrement, cet exercice est salutaire pour qui veut avancer sans avoir, d’une part à réitérer les erreurs passées et d’autre part cela permet de positiver et de prendre conscience de toutes nos réussites.

Souvent, j’entends dire : « c’est trop dur, je n’y arriverai pas ! », « Comment veux-tu que je parvienne à ce résultat, d’autres avant moi n’ont pas atteint cet objectif ! » et j’en passe…

La seule aide d’une feuille de papier et d’un stylo, peut vous permettre de réaliser que vous êtes plus forts que vous ne le croyez. Notez simplement toutes les démarches positives que vous avez eues au cours des douze derniers mois. Cela peut aller de l’écriture d’une chanson qui vous rend particulièrement heureux, à l’enregistrement d’un CD démo, au passage sur une scène convoitée depuis longtemps. Alignez les dates de concert, les show case, les interviews données à tous les médias, grands et petits, relevez les articles parus dans la presse et relisez-les, regardez des photos ou des vidéos extraites de tous ces événements, revivez tous ces moments.

Deux choses se produiront. La première est que votre cerveau se remettra dans l’état de joie et d’excitation vécue à ce moment-là. Vous sécréterez des hormones qui vous donneront envie de revivre de tels instants. Le second point, qui découle du précédent, est que la pratique de ce « sport », permet de retrouver ou de gagner en estime de soi. Le fait de faire un état des lieux, vous renvoie en miroir une part de vous-même. Autant prendre ce qui est bon, non !

Une fois cette étape franchie, poursuivez avec les objectifs que vous souhaitez atteindre l’an prochain. Vous voulez décrocher une distribution, accrocher un festival, avoir l’oreille d’un tourneur, signer dans une major (pourquoi pas !), écrivez-le. Il n’y a qu’en notant les choses et en les ayant sous les yeux le plus souvent possible que celle-ci se réaliseront. Votre subconscient est plus fort que vous ne l’imaginez. Il ne fait pas tout, c’est certain, mais il vous aide d’une manière puissante, pour peu que vous lui donniez de la matière.

Morgan Freeman voulait croire en sa bonne étoile au cinéma, à tel point qu’il fit confectionner une boite, dans un joli bois. Il la plaça, vide, dans son salon et chaque jour il la regardait en imaginant à l’intérieur la statuette de l’oscar du meilleur comédien. Cela finit par arriver en 2004 !

Il lui a fallu beaucoup de travail et d’abnégation pour parvenir à ce résultat, mais son esprit était programmé pour la réussite.

N’hésitez pas vous aussi à visualiser vos objectifs. Je suis certain que vous finirez par les atteindre.

Pour finir cette année, je tiens à vous remercier pour votre fidélité. Je sais que vous êtes nombreux à me lire chaque semaine et les retours que vous me faites me remplissent de joie. J’espère qu’en 2011, nous poursuivrons nos échanges avec le même plaisir, la même ferveur et surtout la même passion.

Je vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année.

Bonne semaine.

Olivier

lundi 16 novembre 2009

Le salaire de la peur ! !

Le salaire de la peur ! !

Chers amis,

Il y a des semaines au cours desquelles je reste face à mon bureau et ne vois personne. Je communique avec l’extérieur uniquement par téléphone, mail et SMS, ce qui entre nous est tout à fait extraordinaire. Le sans fil nous simplifie la vie et qui peut savoir que je tape sur mon clavier depuis le bord de la piscine de mon hôtel de Normandie ou depuis mon bureau parisien ?

Mais ces jours derniers j’ai beaucoup rencontré, déjeuné, discuté de vive voix et le bilan est que de nouveaux projets de collaboration sont à l’étude et disons le simplement, de l’argent rentrera.

J’ai demandé des rendez-vous à des gens avec qui je suis en relation depuis longtemps et vers qui je n’ai aucune difficulté à me tourner. Un appel direct sur un numéro personnel, un agenda en mains et hop une date est arrêtée.

Vous allez me dire, mais pourquoi nous raconte-t-il ses histoires de restaurants ?

Voici l’explication. Ma vie n’est pas extraordinaire. Ce que j’applique à mon domaine d’activité, vous devez aussi pouvoir l’appliquer au vôtre. Si je parviens à des résultats, c’est simplement en utilisant une recette basique du commerce : Pérenniser dans le temps la relation que j’ai avec mes clients.

Cela se traduit par : Le casino du Luxembourg avec lequel j’ai déjà monté plusieurs opérations (Francis Lalanne, Murray Head, Nicolas Peyrac…) est content de notre relation professionnelle, je me dois donc de lui apporter d’autres affaires aussi intéressantes que les précédentes. Si j’y parviens, je suis certain que tout se déroulera bien et que la confiance entre nous sera toujours aussi forte. De plus, c’est sans compter sur les commissions que je touche à chaque concert et qui font que j’ai tout intérêt à y retourner le plus souvent possible.

Un client est potentiellement une valeur à exploiter sur le long terme.

Je vous parle d’un casino qui organise des concerts avec des artistes de renom. Mais il en est de même pour des petits établissements de province. Et c’est là que je veux attirer votre attention.

Vous rêvez, et c’est légitime, de grandes scènes, de Zénith, de palais des sports ou de Stade de France ! Avant d’y arriver, il y a tout un long chemin à parcourir. Commencez par jouer dans le café-concert de votre village. Si vous y cartonnez, il n’y a aucune raison que la personne qui s’occupe de la programmation, ne vous fasse pas repasser par son plateau une autre fois.

J’ai fait cette expérience avec Balablan, au cours de la saison passée. Nous sommes partis de rien, en terme de concert. Comme je ne suis pas spécialisé dans le booking, il m’a fallu passer de nombreux coups de téléphone et envoyer un certain nombre de CD, avant qu’un lieu ne m’appelle et me propose de le recevoir. Ho ! joie !

Il se trouve que la première prestation a été au-delà des espérances des patrons de la salle. Face à la qualité du show, c’est le calendrier à la main que nous nous sommes quittés avec une seconde date de programmée. Nous y sommes retournés 4 fois jusqu’à l’été dernier et avions 2 dates cet automne ! Multipliez le cachet X par 6 concerts et ajoutez-y les recettes des autres lieux dans lesquels le résultat fut le même. Au bout de quelques mois, vous pouvez être fier de votre parcours et commencez à ressentir ce que vivre de la musique veut dire. J’émets tout de suite les réserves de circonstance et vous accorde que ces cachets ne sont pas (toujours) déclarés et que cela ne fait pas de vraies carrières. Soit, mais il faut bien commencer.

Croire que l’on va venir vous chercher et vous offrir des budgets de plusieurs centaines d’euros alors que vous ne les valez pas, c’est rêver gentiment.

Combien de groupes m’ont dit avoir pu s’offrir de beaux cadeaux, de la Stratocaster originale à la voiture neuve (hé oui !), uniquement en thésaurisant les cachets du week-end ? Beaucoup.

Pour parvenir à cela, il ne faut pas avoir un ego surdimensionné et accepter des conditions, parfois un peu précaire. Il ne s’agit pas de tout prendre, mais d’en prendre un maximum. Parfois un plan scabreux peut déboucher sur quelque chose de beaucoup plus grand.

En voici encore un exemple. Je reçois un appel au printemps dernier, de l’ organisateur d’une fête à Clamecy. Connaissant Balablan, il me demande s’il ne peut venir donner une heure de concert, à un tarif défiant toute concurrence. Nous en discutons et contre le remboursement des frais kilométriques et un petit billet, Balablan accepte. Le concert fut si remarquable que je me permis quelques semaines plus tard de rappeler l’organisateur en lui proposant de prendre Balablan en première partie des Forbans, contre cette fois un cachet à la hauteur du talent de l’artiste et de l’événement. Le deal fut réalisé en quelques minutes, à des conditions très avantageuses pour tout le monde. Il n’est pas impensable de retrouver Balablan en concert dans cette région cette saison, tant son tour de chant est apprécié de ceux qui le reçoivent.

Avant de vouloir conquérir des dizaines de lieux (ce que je vous souhaite bien sûr), commencez par fidéliser des salles autour de votre projet. Allez-y, retournez-y, prenez résidence, installez-vous et engrangez les succès et la monnaie au passage, cela ne pourra pas vous faire de mal. Et puis, n’oubliez pas que malgré tout votre art est un travail et que celui-ci mérite un salaire !

Musicalement

Olivier

lundi 30 mars 2009

Say it ain't so ! !

Say it ain't so ! !

Chers amis,

                J’ai eu le grand plaisir d’organiser vendredi dernier au Luxembourg, un concert avec Murray Head. A cette occasion il a testé, pour la première fois en Live, une nouvelle formule en trio. Je dois dire que le résultat était à la hauteur de nos attentes. Tout simplement très bon ! Je souhaite vivement pouvoir diffuser ce spectacle très largement. Cet artiste est si généreux avec son public, qu’il serait bon que la plupart des français le voient au moins une fois sur scène. Vous sortez de la salle de concert, rempli d’énergie et de bonnes ondes.

Mais, ce n’est pas pour faire l’apologie d’un chanteur qui n’a pas besoin de moi pour exister que je vous écris aujourd’hui. Voici tout de même une petite anecdote qui éclairera sans doute certains chemins.

Murray jouait en compagnie d’un bassiste, Damien Hervé et d’un guitariste, Robert Le Gall. Peu de temps avant de monter sur scène, alors que nous discutions en coulisses, j’apprends que Robert joue entre autre avec Michel Delpech et Hugues Auffray, mais également avec Gaëtane Abrial. Il se trouve que le matin même, j’avais reçu une demande de la part d’un organisateur de spectacles, qui voulait recevoir dans sa salle des « valeurs sûres » de la chanson française, mais aussi de jeunes chanteurs en devenir. Trois coups de téléphone plus tard l’affaire semble entendue et je pense pouvoir organiser ces trois concerts la saison prochaine.

Depuis vendredi, lorsque j’évoque ces nouvelles opportunités qui se présentent, on me dit : « Quelle chance tu as ! » Je ne crois pas à la chance, mais au travail. Si je m’étais contenté d’organiser le concert de Murray depuis chez moi, sans jamais rencontrer quelqu’un, je n’aurais pas ajouté quelques contacts à mon carnet d’adresses et ces nouvelles possibilités de gagner de l’argent, en organisant ces prochaines dates, me seraient passées sous le nez…

Je veux attirer votre attention sur le fait qu’il est très important de « réseauter » dans ce milieu. Il faut sortir de son studio, de sa salle de répétition, des coulisses et aller sur le terrain, à la rencontre des autres. Le monde virtuel du NET, avec tous les « amis » que nous avons, ne remplacera jamais le concret, le physique. Il ne faut pas négliger les concerts des « confrères », aller dans les salles et serrer des mains, on ne sait jamais qui on peut rencontrer et ce sur quoi une poignée de main peut déboucher.

Il y a trois semaines environ, je suis allé voir un concert sur une péniche. Des amis musiciens étaient sur scène. Au bar, j’ai fait la connaissance du directeur de production de la société qui diffuse sur France 2, le programme court « CD’aujourd’hui ». Dès le lendemain, il avait dans sa boite mail, un message de ma part lui rappelant notre rencontre et le jour suivant l’album de Balablan, afin qu’il le transmette, en mains propres, au programmateur. Je ne suis pas certain que Balablan fera l’objet d’un tournage pour cette émission. Qu’importe, j’ai le contact et si cela ne fonctionne pas pour lui, cela sera pour quelqu’un d’autre. Vous peut-être ?