Music Business - Réflexions et conseils - Olivier Vadrot

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lundi 10 janvier 2011

Les chanteurs sont mes amis ! !

Les chanteurs sont mes amis ! !

Ou

Ne pas confondre amtiés et relations professionnelles

Chers amis,

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais j’ai la sensation que cette année a déjà débuté il y des mois ! ! L’accélération du temps grâce, d’une part aux nouvelles technologies et d’autre part à un calendrier bien rempli font que les jours passent à une vitesse vertigineuse.

J’ai repris la route cette semaine et retrouvé, avec bonheur, toute une bande de copains artistes. Je dis bien copains et non amis.

Nous savons tous les effusions de grands sentiments qui sont monnaie courante dans le milieu du spectacle. « Je t’aime », « Je t’adore », « T’es géniale », « Allez, on ne se quitte plus, on s’appelle ! ». Et puis, on connaît la suite. Le téléphone reste muet de longs mois et puis au cours d’une soirée peopole, on tombe nez-à-nez avec un « ami » et immanquablement on entend cette phrase « Pourquoi tu ne m’as pas appelé ? », ce à quoi il est aisé de répondre : « Et toi, tu ne l’as pas fait, non plus ? ». On boit un verre, on refait le monde et on se quitte avec de grandes promesses qu’on ne tiendra pas plus que les précédentes.

J’ai connu de belles soirées au bar d’hôtels, à des tables de restaurant, dans le sofa d’appartements chaleureux, dans des trains traversant la France, à vive allure, à parler avec des artistes de leur carrière : Murray Head ne voulant plus jamais interpréter sur scène un de ses fameux tubes, trop éloigné de son véritable univers musical ; De leurs chansons : Charles Dumont qui rencontre une nuit Jacques Brel sur le port de Marseille et sur le coin d’un comptoir de bistrot lugubre, écrivent un titre à quatre mains resté inédit jusqu’à il y a peu. De leurs rencontres : Gérard Blanc qui va chercher Serge Gainsbourg dans un dîner et tombe sur l’auteur des sucettes en compagnie de Roman Polanski et Mick Jagger… Lorsque vous êtes l’oreille et le confident, l’espace d’un instant, votre ego est flatté et c’est bien normal.

A partager de beaux moments de fraternité, oui on peut légitimement penser que la « grande famille » du show business existe.

Toutefois, il faut très vite reprendre contact avec la réalité. Le spectacle est l’art de l’éphémère. Ce qui existe aujourd’hui aura disparu ce soir et renaitra demain.

J’ai vu de jeunes guitaristes partager un verre avec Louis Bertignac, au cours d’une soirée événement. Ils sont repartis avec le sentiment d’avoir un « vrai » nouvel ami.

J’ai moi-même, connu la même sensation, il y a une quinzaine d’années, lors de la présentation à la presse de l’album d’Higelin « Aux héros de la voltige ». Ouvert et disponible le chanteur avait partagé un moment avec moi. Je lui parlai même d’une envie d’adapter son recueil de lettres au théâtre. Il avait semblé très intéressé. J’en fus très heureux. Et puis…

Il faut avoir à l’esprit que chacun de ces moments est précieux. A chaque fois, nous sommes tous d’une sincérité exceptionnelle. Dans ces instants d’abandon personne ne triche. Tout est vrai. Ensuite, la vie de chacun reprend le pas sur les belles promesses. On n’oublie pas. Non, on ne fait pas. Ce qui est pire.

Des gens que je rencontre et à qui je suis amené à expliquer ce que je fais dans ma vie professionnelle, me demandent souvent si c’est la fiesta en permanence à la maison, car avec toutes les vedettes que je côtoie, le piano et la guitare doivent chauffer ! Ce à quoi je réponds, qu’eux-mêmes n’invitent pas tous leurs collègues de travail le week-end, pour faire de grandes parties de pétanque ou de pictionnary.

Nous vivons des heures fantastiques parfois. Sans doute plus prenantes que celles, que la plupart des français peuvent connaître sur leur le lieu de travail, mais cela s’arrête bien souvent à la porte des loges et c’est très bien comme ça.

Il n’en demeure pas moins, qu’au fil du temps de vraies amitiés peuvent naitre et au-delà de l’aspect purement professionnel, des liens sont noués.

Il faut prendre garde à ne pas confondre « réseau » et « relation amicale ». Des contacts dans notre milieu, il faut en avoir et même le plus possible, si l’on veut exister. La plupart de nos succès sont le résultat des connaissances que l’on a.

Quant à nos amis, conservons-les. Ils seront précieux en cas de coups durs ou pour partir en vacances.

Bonne semaine.

Olivier

lundi 22 novembre 2010

Le plaisir de l'effort ! !

Le plaisir de l’effort ! !

Ou

Devenir un show man, ça s’apprend

Chers amis,

Je passe, ces jours-ci, beaucoup de temps sur les routes et fréquente assidûment les salles de spectacles. Quel bonheur ! Ces instants sont fragiles et éphémères, mais apportent tellement de joie et de satisfaction que l’on peut par la suite difficilement s’en passer. Je souhaite vivement à chacun d’entre vous, de vivre de pareils moments.

A force de côtoyer des artistes, débutants ou confirmés, et de les observer au travail, je confirme que ce métier, contrairement à ce que beaucoup de jeunes pensent, s’apprend. On ne devient pas vedette par hasard, ni par le seul fait de posséder une jolie voix et de belles chansons.

Trop souvent, les apprentis chanteurs s’abritent derrière leur art pour ne pas vouloir entendre les conseils de ceux qui sont passés avant eux et connaissent de manière certaine les « trucs » qui marchent.

Hé oui, quitte à désacraliser le monde du show business, celui-ci n’est fait que de tours de passe-passe et de magie.

Faisons abstraction de la qualité des chansons. Je me mêle rarement de cette part artistique. Ce n’est pas mon métier de juger si un titre, un disque ou un spectacle est bon ou non. Je peux le penser, mais ne le dis pas. Je laisse cela à d’autres.

Mon domaine de compétence est la communication. Je peux donc juger si un artiste sur scène ou en dehors de la scène est en contact avec son public ou non.

Il y a quelques temps de cela, j’ai vu sur scène une très jolie jeune fille, dont je tairai le nom, car cela n’a que peu d’importance, à la voix chaude et puissante et aux chansons particulièrement accrocheuses. Une heure et demi de show plus loin, quasiment aucun son, entre les morceaux, n’était sorti de sa bouche en direction des centaines de fans présents dans la salle.

Mis à part un « merci » de temps à autre et un « je suis contente d’être à Paris ce soir », rien n’est venu relier l’artiste à son public. Repliée derrière ses chansons et ses cheveux, elle n’a pas crocheté le public comme elle aurait pu le faire, la salle était pleine à craquer et les spectateurs n’attendaient que ça, se faire prendre dans les filets de la chanteuse.

Que lui a-t-il manqué ce soir-là pour faire un triomphe plutôt qu’un succès ? Sincèrement pas grand-chose. Prenons un exemple. A la fin titre très enlevé, le public explose en applaudissements. Que fait la chanteuse ? Elle s’avance face à la foule ? Porte-t-elle la main sur son cœur en signe de remerciement ? Ecarte-telle les bras pour accueillir ses bravos ? Sourit-elle simplement ? Non, rien de tout cela. Elle détourne son regard de la salle, s’adresse à ses musiciens, boit un coup et laisse mourir la clameur en quelques instants.

Je suis un spectateur lambda et je peux vous assurer qu’à cet instant précis j’ai connu une grande frustration. J’aurais tellement aimé que ces applaudissements durent et que la salle entière en soit retournée.

Lorsque j’allais écouter Léo Ferré, je ne m’attendais pas à un show. Je voyais un homme au charisme extraordinaire, qui avec le temps avait su mettre en place des stratégies simples pour happer le public : un coup d’œil, un signe de la main, un baiser envoyer du bout des doigts, des mots murmurés. Pas besoin de plus. En revanche, quand je me rendais à l’Olympia entendre Gilbert Bécaud, nous ne pouvions échapper au grand numéro de cabotinage dont le toulonnais était capable et nous étions là aussi pour ça !

Aujourd’hui, j’aime quand Cali se jette dans le public, quand Didier Wampas se fait porter en triomphe tel un monarque de pacotille, quand Higelin part dans des improvisations sans fin, quand Jean-Louis Aubert, sorti de scène parvient encore à faire chanter le public, quand Stéphane Eicher fait monter sur scène un spectateur et lui colle une guitare dans les mains sans savoir si celui-ci sait en jouer.

Je pourrais multiplier les exemples à l’infini. Il n’empêche que tous ces instants magiques ne sont pas nés d’un simple hasard, ni sur un coup de tête d’un artiste. Non, tous ces moments sont le fruit d’un travail acharné, à savoir ce qui marche ou pas sur le public.

Je terminerai par une anecdote théâtrale. Raimu confiait à Jouvet qu’il avait du mal à jouer une scène difficile. Après avoir longtemps tergiversé, Jules dit : « Je vais la jouer avec mes trippes », ce à quoi Louis répondit « Les trippes avant de les manger, il faut les préparer ». Tout était dit.

Bonne semaine.

Olivier

lundi 8 mars 2010

And the winner is ! !

Ou

Si vous voulez un trophée, signez dans une major

Chers amis,

Je viens de vivre une semaine extraordinaire. Je ne sais si cela vous est déjà arrivé, mais lorsque votre rêve devient réalité, vous ressentez un sentiment extrêmement fort de plaisir et de joie. Depuis mon plus jeune âge, je souhaitais travailler aux cotés d’artistes, de chanteurs, être dans les coulisses, sur des plateaux de télé, dans des studios de radio… Voilà donc ce qui a été mon quotidien ces derniers jours.

Quel que soit le but que vous souhaitiez atteindre, je ne peux que vous encourager à le poursuivre. A force d’acharnement et de volonté, parfois avec un peu de chance (mais ça, je n’y crois pas trop, car il me semble que celle-ci nous la créons nous-même. J’y reviendrai un autre jour), on finit par arriver là où l’on veut aller.

Je vous engage à ne pas attendre d’être parvenu au sommet pour fêter vos réussites. C’est en célébrant chaque étape franchie, que l’on crée l’énergie qui propulse sur le palier suivant. Tout comme l’écrivait Molière pour Dom Juan « Y voir chaque jour les petits progrès que l’on fait ».

Il se trouve donc que cette semaine, je suis parti sur la nouvelle tournée du spectacle « Âge tendre ». Je vous entends d’ici rire de ce rire narquois et moqueur. Je vous arrête de suite. Le show qui est donné est d’une très grande qualité et ne souffre d’aucune critique. Pour être tout à fait honnête (et il faut l’être), je ne cautionne pas tous les chanteurs de ce plateau, ayant des préférences artistiques, mais cela ne regarde que mon goût personnel et je ne me permettrai pas d’émettre quelques remarques en place publique, à travers cet article.

Une polémique est née il y a quelques jours, car comme le savez et l’avez certainement suivi, le programme des Victoires de la musique diffusé samedi dernier, n’a pas laissé de place à certaines catégories. Michel Algay, le producteur « d’Âge tendre », ne veut pas à tout prix recevoir un trophée. Deux millions de spectateurs en 4 ans de tournée, c’est plutôt une belle récompense et cela lui suffit d’obtenir les suffrages du public.

Le problème qui est soulevé, c’est l’impartialité des décideurs et la probité avec laquelle sont décernées ces sculptures.

Il faut pour bien comprendre avoir quelques éléments qui peuvent échapper au public. Le comité des « Victoires de la musique » est une association qui vit principalement de l’argent qui est versé par les majors. De ces dons, des gens tirent des salaires. Tout travail mérite salaire, d’accord, mais certaines rentes me semblent douteuses.

En termes claires, si je suis payé par Sony et Universal, puis-je décemment donner une récompense à un album produit par un label indépendant et uniquement distribué par internet ?

De plus le producteur de l’émission télévisée est Nagui. Vous aurez remarqué que tous les extraits de présentation des chanteurs nominnés sont issus de Taratata… Il faut savoir parfois se faire de la publicité à peu de frais.

Les Victoires de la musique, ne sont vraiment que celles d’une certaine musique, plutôt bien appréciée dans le milieu très parisianiste de soirées branchouilles et Bo-bo, tendance France Inter et Télérama. Je dis cela en connaissance de cause, j’écoute France Inter. Ce qui est le plus gênant, ce n’est pas que Biolay ou Ruiz soient récompensés, au contraire, leur travail mérite d’être reconnu, quant à l’album d’Izia, celui-ci est tout simplement excellent, non ce qui me dérange c’est la permanente opposition qu’il faudrait faire entre la chanson « Intello » et la chanson « populo ». Pourquoi vouloir sans cesse diviser plutôt que rassembler ?

Il me semble que le coeur même de l’art (même s’il est mineur) c’est la création d’émotion. Si une chanson, d’oû qu’elle vienne, quels qu’en soient les auteurs et compositeurs, vous donnent le frisson, alors c’est une bonne chanson. Je peux vous assurer que lorsque j’entends certains titres de Damien Saez, Alain Bashung ou Jacques Higelin, je suis ému de la même manière que lorsque je vois sur scène Charles Dumont ou Isabelle Aubret. C’est juste une question d’alchimie musicale. Une belle mélodie, un beau texte et la magie opère.

Pour résumer, si vous rêvez de remporter un jour une récompense, prévoyez d’intégrer d’abord une major, d’avoir un plan promo avec beaucoup de zéro et de passer dans les meilleurs programmes musicaux. A ce moment-là vous aurez des chances. Sinon, continuez d’écrire, de composer et de chanter face à votre public, lorsque vous recevrez leurs applaudissements et leurs bravos, ce sera alors votre plus belle victoire.

Bonne semaine.

lundi 7 septembre 2009

Trois petites notes de musique ! !

Trois petites notes de musique ! !

Chers amis,

Allez, cette fois, c’est parti ! On ne parle déjà plus des vacances et le bronzage magnifique que nous avions tous a déjà presque disparu. Il ne reste que des souvenirs. Ceux-ci vous offriront peut-être l’occasion d’écrire de nouvelles chansons.

Je ne sais pas si chez vous c’est la même chose, mais à la maison, on attaque souvent le début du mois de septembre avec de grands travaux de réaménagement. Quelques jours de peinture et nous voilà avec un intérieur tout à fait différent.

La semaine dernière, je faisais du rangement quand, mettant le nez dans un carton enfoui au fond d’un placard, je tombai sur une pile de cassettes à bande magnétique. Je mis la première de la série dans le lecteur et quelle ne fut pas ma surprise de redécouvrir des chansons que j’avais eu l’audace d’écrire, composer et interpréter il y a plus de 25 ans en arrière ! Je ne m’étendrai pas sur le caractère Ô combien insignifiant du texte, ni sur les trois accords révolutionnaires utilisés, Ré, sol, la. Passons…

Ce qui a attiré mon attention et que je m’empresse de partager avec vous, c’est la seconde version de cette chanson, qui se trouvait enregistrée juste derrière. Dans un premier temps, une guitare et une voix avec des accords plaqués, dans un second temps, le même titre arrangé et enregistré à l’aide d’un magnéto 4 pistes, dans un petit studio. A ce moment-là, je me suis souvenu de cette séance, qui à vrai dire m’était sortie de la tête.

Un de mes copains de lycée avait donc accès à ce petit local qui servait de studio. Un jour il le proposa de l’accompagner. Une fois arrivés, je pris une guitare et me mis à jouer la chanson en question. Il me proposa de l’enregistrer « proprement ». Bingo ! On y va. Mais avant de démarrer les premières prises, il me posa quelques questions, comme : « Ta chanson, elle se passe où ? », « A quel moment de la journée », « La fille dont tu parles, elle jeune ? grande ? blonde ? brune ? ». Je n’avais pas vraiment réfléchi à tout cela en écrivant le texte, mais à la réflexion je parvins à donner des réponses à ces questions. La fille est brune et marche dans la rue en fin d’après-midi, au moment où la lumière dessine le mieux les formes et laisse apparaître les ombres avantageuses.

Vous me croirez si vous voulez, rien qu’avec ces explications mon copain réussit à mettre en valeur ma chanson. Il sut mettre en musique les mots non-dits. A partir de la phrase « elle marche dans la rue », il me proposa d’ajouter sur l’accord de ré, à certains moments précis, une petite 9ème, vous savez le petit sol que l’on retrouve souvent chez U2. Cette note couplée à une rythmique bien marquée, nous donna le résultat que jamais je n’imaginais pouvoir obtenir avec mes petites chansons (oui, parce que j’en ai fait d’autres…).

J’entends trop souvent aujourd’hui, de jeunes artistes me dire, « Nous on veut arriver avec des chansons finies, prêtes à être diffusées ». Je pense sincèrement que si la démarche est naturelle et louable, elle n’est pas toujours bien menée. Je m’explique. Une chanson ce sont des paroles et de la musique, plus un habillage (arrangements, orchestration...) Cette dernière phase de création est tout autant importante que les autres.

Je me souviens qu’à la sortie du dernier album de Jacques Higelin, celui-ci dit qu’avant de commencer à enregistrer il s’était assis avec Rodolphe Burger, le réalisateur et celui-ci l’avait fait parler du disque qu’il voulait entendre à la fin de la session. Pas une note de musique n’avait été jouée, pas une mélodie fredonnée. Juste des mots. Après quelques semaines de studio, on livra au chanteur le produit dont il avait rêvé.

Ne vous souciez pas de cette phase, la mise en valeur. Le moment venu, vous aurez à faire à une personne dont on ne parle pas assez en France : Le Réalisateur. Il vous aidera à faire sortir de vos chansons ce qu’il y a de meilleur, à mettre en avant telle note, tel mot, créer un véritable univers pour chaque titre. Je parlais de U2 juste avant. Regardez l’équipe qui suit ce groupe depuis 30 ans : Brian Eno, Daniel Lanois et Steve Lillywhite. A chaque fois c’est un succès, car il y a une vraie osmose entre tous les membres de cette équipe.

Julien Clerc, regrette le temps des années 70 où l’on arrivait chez son directeur artistique (il y en avait à cette époque) avec sa chanson sous le bras (piano-voix) et que l’on faisait confiance à cette personne chargée de trouver justement le bon arrangeur et le bon réalisateur qui transformera le plomb en Or.

Ne craignez pas de présenter vos titres, à ceux qui sont capables de les écouter, de manière brute, sans artifice. Puis, laissez-vous surprendre par les propositions que vous recevrez. Je suis certain que goûterez agréablement le plaisir de redécouvrir vos œuvres et que vous vous direz « Mince, c’est moi qui est fait ça ? »

Quant à moi, je peux jeter mon lecteur de cassettes, la bande vient de se casser…

Musicalement