Music Business - Réflexions et conseils - Olivier Vadrot

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Tag - Gainsbourg

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mercredi 10 avril 2013

O'djila en concert

J'ai le grand plaisir de vous annoncer que O'djila sera en concert les 28 et 29 juin 2013, à La Java.

A l'occasion de leur passage par Paris, le groupe de musique tzigane des Balkans proposera son nouveau spectacle "Les fils de...".

Parce que les membres de o'djila ont grandi avec à la fois la variété française et les chants traditionnels d'Europe centrale, ils ont eu envie de mixer ces deux cultures et offrir une relecture dynamique et joyeuse du répertoire.

C'est parce qu'ils ont aimé Ferré, Gainsbourg, Vartan ou Bashung que aujourd'hui, ils peuvent se dire "Les fils de...".

O'djila en concert

lundi 10 janvier 2011

Les chanteurs sont mes amis ! !

Les chanteurs sont mes amis ! !

Ou

Ne pas confondre amtiés et relations professionnelles

Chers amis,

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais j’ai la sensation que cette année a déjà débuté il y des mois ! ! L’accélération du temps grâce, d’une part aux nouvelles technologies et d’autre part à un calendrier bien rempli font que les jours passent à une vitesse vertigineuse.

J’ai repris la route cette semaine et retrouvé, avec bonheur, toute une bande de copains artistes. Je dis bien copains et non amis.

Nous savons tous les effusions de grands sentiments qui sont monnaie courante dans le milieu du spectacle. « Je t’aime », « Je t’adore », « T’es géniale », « Allez, on ne se quitte plus, on s’appelle ! ». Et puis, on connaît la suite. Le téléphone reste muet de longs mois et puis au cours d’une soirée peopole, on tombe nez-à-nez avec un « ami » et immanquablement on entend cette phrase « Pourquoi tu ne m’as pas appelé ? », ce à quoi il est aisé de répondre : « Et toi, tu ne l’as pas fait, non plus ? ». On boit un verre, on refait le monde et on se quitte avec de grandes promesses qu’on ne tiendra pas plus que les précédentes.

J’ai connu de belles soirées au bar d’hôtels, à des tables de restaurant, dans le sofa d’appartements chaleureux, dans des trains traversant la France, à vive allure, à parler avec des artistes de leur carrière : Murray Head ne voulant plus jamais interpréter sur scène un de ses fameux tubes, trop éloigné de son véritable univers musical ; De leurs chansons : Charles Dumont qui rencontre une nuit Jacques Brel sur le port de Marseille et sur le coin d’un comptoir de bistrot lugubre, écrivent un titre à quatre mains resté inédit jusqu’à il y a peu. De leurs rencontres : Gérard Blanc qui va chercher Serge Gainsbourg dans un dîner et tombe sur l’auteur des sucettes en compagnie de Roman Polanski et Mick Jagger… Lorsque vous êtes l’oreille et le confident, l’espace d’un instant, votre ego est flatté et c’est bien normal.

A partager de beaux moments de fraternité, oui on peut légitimement penser que la « grande famille » du show business existe.

Toutefois, il faut très vite reprendre contact avec la réalité. Le spectacle est l’art de l’éphémère. Ce qui existe aujourd’hui aura disparu ce soir et renaitra demain.

J’ai vu de jeunes guitaristes partager un verre avec Louis Bertignac, au cours d’une soirée événement. Ils sont repartis avec le sentiment d’avoir un « vrai » nouvel ami.

J’ai moi-même, connu la même sensation, il y a une quinzaine d’années, lors de la présentation à la presse de l’album d’Higelin « Aux héros de la voltige ». Ouvert et disponible le chanteur avait partagé un moment avec moi. Je lui parlai même d’une envie d’adapter son recueil de lettres au théâtre. Il avait semblé très intéressé. J’en fus très heureux. Et puis…

Il faut avoir à l’esprit que chacun de ces moments est précieux. A chaque fois, nous sommes tous d’une sincérité exceptionnelle. Dans ces instants d’abandon personne ne triche. Tout est vrai. Ensuite, la vie de chacun reprend le pas sur les belles promesses. On n’oublie pas. Non, on ne fait pas. Ce qui est pire.

Des gens que je rencontre et à qui je suis amené à expliquer ce que je fais dans ma vie professionnelle, me demandent souvent si c’est la fiesta en permanence à la maison, car avec toutes les vedettes que je côtoie, le piano et la guitare doivent chauffer ! Ce à quoi je réponds, qu’eux-mêmes n’invitent pas tous leurs collègues de travail le week-end, pour faire de grandes parties de pétanque ou de pictionnary.

Nous vivons des heures fantastiques parfois. Sans doute plus prenantes que celles, que la plupart des français peuvent connaître sur leur le lieu de travail, mais cela s’arrête bien souvent à la porte des loges et c’est très bien comme ça.

Il n’en demeure pas moins, qu’au fil du temps de vraies amitiés peuvent naitre et au-delà de l’aspect purement professionnel, des liens sont noués.

Il faut prendre garde à ne pas confondre « réseau » et « relation amicale ». Des contacts dans notre milieu, il faut en avoir et même le plus possible, si l’on veut exister. La plupart de nos succès sont le résultat des connaissances que l’on a.

Quant à nos amis, conservons-les. Ils seront précieux en cas de coups durs ou pour partir en vacances.

Bonne semaine.

Olivier

lundi 27 septembre 2010

La mauvaise réputation ! !

La mauvaise réputation ! !

Ou

votre image a une valeur, ne l’oubliez pas

Chers amis,

Dimanche soir, il m’a été donné d’assister, théâtre du Temple à Paris, à un spectacle tout à fait remarquable. « En toute intimité » interprété par Francis Lalanne. Une sélection de textes et de grandes chansons du répertoire français. Je sais que je prends des risques à évoquer cette représentation, mais vous le savez comme moi, sans risque point de victoire.

Au fur et à mesure que le show se déroulait, j’appréciais la voix du chanteur, chaude et bien en place. D’un seul coup, nous avions face à nous, non pas le trublion médiatique que l’on connaît, ni le provocateur sincère qui veut mettre son nez dans les comptes de l’Etat, mais un chanteur, tout simplement. Un chanteur qui vit ce qu’il chante et sait nous transmettre ses émotions. C’est, de mon point de vue, ce qu’il fait de mieux.

Comment est-il parvenu à créer cette image écornée, qu’il trimballe maintenant depuis de nombreuses années ? Il a suffit de quelques apparitions dans des émissions populaires, de grandes écoutes, et des propos pas toujours bien sentis, pour que la Vox populi se déchaîne et clou au pilori celui qu’elle aima autrefois.

Francis_Lalanne_Mondorf_myspace.jpg

Souvenez-vous également en 2007, des artistes qui ont soutenu le candidat Sarkozy au cours de l’élection présidentielle : Doc Gynéco, Faudel, Macias… Comme si ces chanteurs avaient pris fait et cause pour un affreux dictateur asiatique, se sont retrouvés conspués par une partie de leur propre public et ont dû annuler de nombreux galas prévus l’été suivant.

A l’inverse, nous avons la polémique autour des Rita Mitsouko. Sont-ils de droite ou de gauche ? Je me souviens d’avoir lu un article laissant entendre, par exemple, que le groupe se produisait parfois sur certaines scènes uniquement par opportunisme. Tu penses, il est bon d’être sur la photo qui sera reprise dans les journaux ! Souvenez-vous de ce concert donné en faveur d’une association de soutien aux immigrés. A l’issue du spectacle un seul groupe avait refusé d’apparaître sur le DVD, les Rita… Est-ce que cela suffit à discréditer un artiste ? Sans doute, car cette position a offert aux détracteurs du groupe une magnifique opportunité de dénigrement. Ajoutez à cela une amitié avec l’auteur sulfureux Maurice Dantec et des propos inquiets sur la montée des intégrismes et voilà comment la machine se met en marche. Même si cela a créé le trouble à un moment précis de la carrière du groupe, cela ne les a pas empêchés de connaître le succès que l’on sait.

On pardonne beaucoup à certains. Gainsbourg pouvait tout dire ou presque, cela passait. Coluche, n’en parlons pas. Jean-Marie Bigard, lui se permet une allusion sur les attentats du 11 septembre et c’est l’avalanche. D’ailleurs, la pièce de théâtre qu’il se préparait à jouer quelques jours plus tard, n’a jamais affichée complet. On attribue le désistement du public à sa petite phrase…

Les artistes, dans leur ensemble, ont un pouvoir immense. Ils peuvent créer des forces attractives ou répulsives, mais à tout moment leur carrière peut basculer sur un mot, une phrase incomprise ou mal rapportée par un média.

Il faut en permanence lors d’interview avoir à l‘esprit ce que l’on veut dire. Pourquoi est-on là ? Qu’a-t-on à défendre ? Ne pas se laisser entrainer sur des chemins creux, ni dans des ornières souillées. Le jeu des médias est souvent celui-là, vous faire déraper, vous amener à dire ce que vous ne vouliez pas exprimer, vous faire perdre votre sang froid.

Le clash médiatique fait partie du buzz. Il est malgré tout à manier avec une extrême prudence, car comme la lame, il peut être à double tranchant. Vous pensez que cela vous porte et en fait cela vous détruit.

Se servir de la provocation pour intéresser les médias, puis au-delà les spectateurs, est un jeu dangereux que je vous déconseille. Vous risqueriez d’y laisser des plumes. « Parlez de moi, en bien ou en mal, mais parlez de moi ! » On connaît ce refrain. Il n’est pas certain qu’être la risée d’une partie d’un pays fasse de vous un artiste recommandable et surtout vendable ! N’oubliez pas, de votre renommée dépend aussi votre valeur !

Sans aller jusqu’à se policer et être en permanence sur la défensive, il faut savoir jusqu’où on peut aller et ne point trop en dire.

Bonne semaine

Olivier

lundi 22 février 2010

Juste après ! !

Juste après ! !

Ou

Comment anticiper les problèmes

Chers amis,

La semaine qui vient de s’écouler m’a permis de prendre une nouvelle fois conscience que se sont les petits détails qui font la différence.

Comme je le dis souvent, la réalisation et le devenir d’un artiste ne se fait pas en un jour. Il lui faut du temps. Ce temps doit être entièrement consacré à son travail. Le reste, les à-cotés, ne doivent pas interférer dans son quotidien et venir parasiter son univers créatif.

Prenez une chanteuse à qui l’on dit, il y a des mois de cela, que son prochain tour de chant passera par des pays exotiques, hors de l’union européenne et qu’à ce titre il lui faudra avoir un passeport en bonne et due forme. « Oui, oui, je vais m’en occuper ! » Hé bien, c’est à quelques jours du départ que l’on se rend compte que le délai nécessaire pour l’obtention du dit document sera beaucoup plus long que celui dont on dispose. Nous allons donc devoir faire une demande en urgence et augmenter notre dose de stress en attendant de savoir si nous serons dans les temps.

Si cette information avait été traitée dès réception nous aborderions cette tournée dans la plus grande décontraction et n’aurions pas nos pensées obnubilées par ce problème.

Autre exemple, il y a quelques mois de cela, Steve et Heather reçoivent une invitation à participer au premier festival de country d’Abidjan. Pour se rendre en Cote d’Ivoire, il vous faut être vacciné. L’organisateur après leur avoir laissé entendre que pour lui tout était bon, ne leur donna plus signe de vie durant quelques jours. Que faire ? Aller tout de même se faire piquer, même si au dernier moment le festival est annulé ou attendre la confirmation pour y aller et n’être pas dans les temps ? Ils reçurent leur feuille de route sur le fil et purent recevoir leur dose et donner brillamment leur représentation face à un public africain subjugé.

Ces deux anecdotes quelque peu éloignées du monde merveilleux du show business, nous enseignent tout de même une chose, que vous soyez artistes ou organisateurs : Il faut anticiper !

Une étude a démontré que la majorité de ceux qui réussissent dans le milieu des affaires, sont ceux qui, déjà lorsqu’ils étaient à l’école, savaient s’avancer dans leurs devoirs ! ! ! Je ne peux me résoudre à considérer que la musique soit un univers si différent, qui répondrait à d’autres règles.

Les concerts en général se prévoient plusieurs mois, voire une année à l’avance. N’attendez pas la dernière minute pour vous soucier de savoir comment vous allez vous rendre sur place. Si le déplacement est compris dans votre cachet, il vous faudra trouver la solution la moins onéreuse. Parfois le train ou une location de voiture, kilométrage illimité, sont bien plus avantageux.

On entend souvent dire chez les artistes « Ha, oui, mais moi je travaille dans l’urgence, il n’y a que comme ça que je peux créer ». Sans doute est-ce vrai pour ce qui concerne le processus de création, mais ce domaine n’est pas le mien. Encore que, je me demande combien d’albums excellents ou de concerts remarquables ont été montés comme ça dans l’urgence ? On a souvent parlé des textes de Gainsbourg rédigés au coin d’un bar en plein milieu de la nuit. Même s’il y eut des fulgurances et des éclairs de génie poétique, il n’en demeure pas moins que ce qu’il laisse de plus intelligent sont des paroles écrites et réécrites, raturées jusqu’à trouver la phrase juste.

Daniel Balavoine enregistra en une journée les voix de son dernier album. Il s’était enfermé avec ses musiciens pendant plusieurs semaines en Irlande et avait travaillé, travaillé, travaillé, jusqu’à obtenir le son qu’il voulait. Une fois dans le studio du palais des congrès il suffit à l’ingénieur du son de mettre en route le magnéto et de laisser défiler les titres. Il n’y eut aucune retouche.

Lorsque vous avez des échéances à l’horizon, ne vous dites jamais « j’ai le temps », dites-vous que vous devez régler les problèmes le plus tôt possible afin d’être tranquille.

En écrivant ce texte, je me tape sur les doigts, car j’ai bien failli ne pas publier aujourd’hui. Je savais pourtant que je serai loin de mon ordinateur ce week-end. J’aurais dû écrire mon papier en avance et programmer sa publication pour ce lundi matin. Mais voilà j’ai oublié et suis obligé de me rattraper dans la fin de journée. C’est bon, ça passe mais juste. Mea culpa.

La prochaine fois, je ne me dirai pas, j’ai le temps, jusqu’ici tout va bien. Quand on se dit cela, il est déjà trop tard.

Musicalement

lundi 9 novembre 2009

Le premier pas ! !

Le salaire de la peur ! !

Chers amis,

Dimanche dernier j’ai assisté à l’Alhambra de Paris, à un très beau concert de Steve et Heather. La country est vraiment un univers musical riche et beaucoup plus varié que l’on ne croit et sans le savoir, ou sans se l’avouer, nous avons tous un coté country ! Il n’est pas rare d’entendre, dans les émissions spécialisées, des titres de Bruce Springsteen ou de Shaina Twain diffusés entre Johnny Cash et Hank Williams.

Cette semaine, je voudrais attirer votre attention sur l’idée qu’un jeune artiste peut se faire de son premier pas dans le métier. Au cours d’un dîner, jeudi soir dans un cabaret parisien, nous avons abordé le sujet.

Je fus très surpris d’entendre un prétendant dire : « Pour débuter dans ce milieu, il faut faire une reprise ». Jean-Pierre Pasqualini, patron de « Platine Magazine » et moi-même, étions du même avis : Ce propos est une ineptie !

Comme je n’ai de cesse de le rappeler à tous ceux qui me demandent conseil : commencez par avoir une réflexion de bon sens ! Prenez l’histoire de la chanson française, celle que vous avez à portée d’oreille et que vous connaissez malgré tout sans doute le mieux. Jetez un rapide coup d’œil sur les titres qui se sont bien placés dans les charts divers. Faites le calcul du nombre de reprises arrivées en tête des Tops et déduisez-en si en enregistrer une est une bonne idée.

Bien sûr, on objectera que Lâam a vendu près d’un million de singles du titre : « Chanter pour ceux… » de Michel Berger. Et après ? Combien sont-ils à avoir réalisé cet exploit ? Peu, très peu. Dans un premier temps cela pouvait s’apparenter à « un coup », mais l’album qui est sorti ensuite était de très bonne qualité et contenait d’excellentes chansons. Il ne restait plus ensuite qu’à dérouler une carrière, mais les choses étant parfois beaucoup plus compliquées qu’on ne le pense, Lâam a connu des hauts et des bas.

Si je tente d’expliquer que reprendre des titres déjà connus et implantés dans l’inconscient collectif est une pauvre idée pour se lancer, elle peut en revanche apporter une image fédératrice, pour un public qui découvre « en live » un artiste et permet d’identifier l’univers du chanteur. Lorsque Balablan reprend en concert du Gainsbourg et du Salvador, nous voyons de quelle école de la chanson il est issu. Les reprises servent à cristalliser une identité, pas à la fabriquer.

Mais que demande-t-on aux artistes ?

Un chanteur se présente face au public pour y présenter son monde, avec ses mots et ses musiques. L’intérêt de ce métier est que chacun peut évoquer le même sujet en utilisant des mots et des mélodies différentes. Ces chansons forment votre personnalité artistique.

Même si vous n’êtes qu’interprète, avec des auteurs autour de vous, vous allez sans cesse chercher à mettre sur vos cordes vocales les mots que d’autres sauront mieux exprimer, mais que vous revendiquerez. N’hésitez pas d’ailleurs à renvoyer vos faiseurs de chansons à leurs tables de travail, parfois malheureusement un mot, un vers ou une expression peuvent faire chavirer le texte entier dans la catégorie des rebus.

On se nourrit de ce qui a déjà été fait, c’est certain, mais ce n’est pas une raison suffisante pour ne vouloir s’adonner qu’à cet exercice de reprise. Dans les années 60, la jeunesse prenait énormément de plaisir à chanter les succès d’Elvis Presley, Buddy holly, Carl Perkins et tant d’autres, allant jusqu’à imiter les postures, les coiffures, les costumes… Ils devenaient des clones. Combien de temps a-t-il fallu pour que les Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Dick Rivers, pour ne parler que d’eux, trouvent et assument leur identité ? Des années ! Quant aux autres ? Disparus…

Aujourd’hui, ceci n’est plus envisageable. On ne peut plus se permettre d’enregistrer des covers à longueur d’année, pour enfin un jour se dire « Et si je faisais mon œuvre ! Celle que j’ai vraiment envie de chanter ! ». tout va trop vite et le temps est compté. Si vous voulez monter sur scène pour défendre ce que vous avez vraiment dans le ventre, alors il vous faudra creuser, gratter, chercher au plus profond de vous ce qu’il y a de meilleur à produire sous forme de chanson.

Si votre seul désir, et celui-ci est blâmable, est de monter sur une scène pour vous aveugler une fois dans votre vie de lumière, vous étourdir de son et vous bercer d’applaudissements, hé bien vous faites fausse route. Ce sera mettre beaucoup d’efforts pour un bonheur furtif qui vous laissera avec le temps plus d’amertume que de joie.

Le show bizness est un fantasme. Et comme tel, une fois vécu il est décevant.

Chanteur en revanche est un vrai métier, qui demande beaucoup de travail pour parvenir à l’obtention d’un résultat.

Je finirai par une comparaison. Les élèves des Beaux-arts copient, recopient les tableaux des maîtres qui les ont précédés, mais une fois franchie et maîtrisée cette étape, ils se retrouvent face à la toile blanche et sont amenés à y projeter leur propre monde. On ne découvre pas un peintre qui présente « trait pour trait » une reproduction de la Joconde ! On l’ignore.

Soyez les peintres de votre vie et imaginez votre monde tel que vous le voulez et non comme il a déjà été dépeint !