Nous apprenons, à la lecture d'un article du Point, paru le 15 avril, que Spotify décide de limiter l'accès gratuit de son catalogue en streaming.

En effet, à partir du 1er mai, les internautes connectés au service de cette plate-forme, ne pourrons plus écouter autant de chansons qu'ils le voudront, sans débourser un centime. Le retour des recettes publicitaires ne sont pas à la hauteur des espérances scandinave et d'autres pistes doivent être explorées.

Spotify propose la possibilité d'écouter le même titre cinq fois dans le mois et limite à une dizaine d'heures d'écoute en ligne, soit environ douze albums.

Il ne serait pas étonnant que le petit poucet français Deezer, suive le même chemin.

Est-ce une bonne nouvelle pour les ayants droits ?

Alors qu'aujourd'hui les titres écoutés en streaming sont rémunérés à hauteur de 0,001 €, pour les ayants droits, est-ce que le passage à l'abonnement payant permettra de faire entrer davantage d'argent dans les caisses ? On peut légitimement se poser la question, car pour l'internaute l'accès libre à ses morceaux préférés doit se faire sans aucune barrière, ni aucun engagement. Les accrocs pourraient très bien se détourner de Spotify et consors pour se diriger vers d'autres systèmes d'écoute en ligne, voire repartir vers le téléchargement illégal. Cela entraînerait donc une nouvelle vague d'appauvrissement des créateurs.

On nous parle beaucoup des "metadonnées" qui seraient LA solution. Franchement, acheter une chanson et avoir en cadeau, une photo, des paroles pour karaoké, un lien vers un clip et je ne sais quoi d'autre,, n'est pas à proprement parler la parade idéale. D'ailleurs, y en a-t-il seulement une ?

Comme nous pouvons le constater, le monde du music business se cherche encore. Aujourd'hui personne n'est en mesure d'assurer qui que ce soit, d'une stabilité du milieu musical pour les années à venir. Ce qui m'amène à revenir à la question que je posai il y a quelques jours : "Ne faudrait-il pas sortir des plates-formes de streaming et que chaque artiste retravaille sa propre diffusion, à partir de son site web ?"