Olivier Vadrot COM / Conseil - Organisation - Management

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Brèves, news, infos

Toutes les brèves, news et infos du music business, collectées ici et là.

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dimanche 27 mars 2011

Johnny Hallyday en chute libre !

On nous annonçait le grand retour de Johnny Hallyday, sur TF 1, samedi 25 mars 2011. On allait voir ce qu'on allait voir ! Non, Johnny n'est pas un chanteur moribond et il va le prouver à la France entière !

Oui, mais voilà, les chiffres de médiamétrie tombent en ce dimanche matin et là, catastrophe, Patrick Sébastien et son "Grand cabaret arrivent" en tête ! Il s'en est faallu d'un rien pour que M 6 ne décroche la médaille d'argent !

http://www.jeanmarcmorandini.com/article-51748-audiences-johnny-tf1-largement-battu-par-sebastien-fr2.html

Que s'est-il passé ? Comme se fait-il que l'idole des jeunes ne fasse plus recette ?

Depuis qu'il est passé d'Universal chez Warner, on ne peut pas dire que les résultats soient à la hauteur des espérances des investisseurs. Des singles qui ne deviennent pas des tubes, des disques qui se vendent correctement, mais pour un chanteur tel que Johnny le correctement ne suffit pas ! Le summum est à atteindre. une tournée qui s'annule, on sait pourquoi et enfin, hier soir une émission de télé boudée.

Faut-il craindre une chute sans fin pour Johnny Hallyday ? Sans doute que non. Il nous a habitué depuis 50 ans à alterner les périodes de haut et de bas. Espérons que le fond a été touché et que la lumière sera au bout du long tunnel, dans lequel il s'est engouffré il y a quelques années.

jeudi 24 mars 2011

Solidays 2011

Nous avons découvert aujourd'hui les premiers noms des artistes, qui seront sur la scène du festival Solidays, qui se déroulera du 24 au 26 juin prochain, sur l'hippodrome de Longchamp.

Première venue pour Peter Doherty. Yaël Naïm, morcheeba, Shaka ponk, Les ogres de Barback, Vital V mirror et le groupe de reggae Israël Vibration seront également présents.

La fête refermera ses portes après un show de Moby. Celui-ci était déjà présent lors de la première édition.

Nous attendons avec impatience le reste de la programmation.

Les organisateurs s'attendent à une baisse de fréquentation cette année. Un practice de golf (! !) réduira la surface réservée au public. Pourtant le prix des billets sera quant à lui en hausse ! Le forfait 3 jours est à 44 €, uniquement le 1er avril. Ensuite il passera à 54 €.

Les fonds récoltés sont intégralement reversés à l'aide aux malades du VIH.

mercredi 16 mars 2011

"Grizzly", le nouveau Bertignac

cela faisait 6 ans que Louis Bertignac ne nous avait pas délivré de nouvel album. Le voilà donc qui revient avec un "Grizzly" tout en riffs et en puissance. Un vrai album rock, comme on les aime. Un vrai album blues comme on en entend peu en France.

Bertignac semble libéré de son passé. Il est dedans du début à la fin. Il attaque les mots de Bergman comme ses propres notes. Il n'est plus que guitariste, il estaussi "chanteur" ! Que ça fait du bien.

Quelques perles sont présentes sur ce disque. "22m²", mixée avec la voix en arrière et les guitares devant, "Bloody Mary Tabasco", jolie balade et "Tes bonnes choses", qui rappelle étrangement un titre du dernier album de Téléphone.

Il serait d'ailleurs temps de laisser le passé à sa place et, sans oublier que Bertignac a joué dans ce groupe Ô combien célèbre, ne pas remettre éternellement sur le tapis la question de la reformation du quatuor. Il est extrêmement déplacé à l'heure de la sortie de son nouvel opus, d'occulter cette actualité pour sempiternellement demander :"Alors, c'est pour quand ?". cela finit par lasser.

Téléphone a vécu. c'était très bien, mais il faut passer à autre chose. Il est d'ailleurs bon de se souvenir que toutes les reformations n'ont pas été à la hauteur de ce qui était attendu. De plus si vous avez déjà assisté à un concert de Bertignac ou de Jean-Louis Aubert, il n'est pas rare qu'ils ne glissent un petit titre qui a fait leur célébrité. Donc du Téléphone on en entend régulièrement.

N'ayez pas peur du "Grizzly", ça, c'est vraiment lui !

Olivier

mercredi 2 mars 2011

Gainsbourg, 20 ans déjà !

Gainsbourg, 20 ans déjà !

Chers amis,

Nous commémorons ce jour, 2 mars 2011, le vingtième anniversaire de la disparition de Serge Gainsbourg. A cette occasion, je me permets de vous conter un souvenir personnel, concernant la disparition de l'artiste le plus avant-gardiste de son époque et sans doute jamais égalé à ce jour.

Première sortie parisienne

Retour en arrière. Automne 89. Je m'installe à Paris, dans un petit studio du coté de la porte de Pantin. A cette époque, je fréquentai un cours d'art dramatique. J'aurais donc pu me rendre symboliquement à la Comédie française ou à l'Odéon. Pas du tout. Ma première sortie parisienne sera pour la rue de Verneuil ! Là habite l'homme à tête de chou.

Entre les quais de Seine d'un coté et le boulevard Saint-Germain de l'autre, je trouve sans difficulté le 5 bis, bâtisse reconnaissable entre toutes par sa façade célèbre, recouverte jusqu'à la gouttière de graffitis. Je reste là un moment, déchiffrant les inscriptions à la gloire du chanteur.

L'interphone est éclairé par une petite veilleuse. Est-il chez lui ? Est-il sorti ? J'ai lu que régulièrement des fans venaient sonner à sa porte. Parfois il ouvre, parfois envoie bouler les importuns, parfois... Je n'ose enfoncer le bouton, préférant rester sur l'impression de calme et de douceur de ce samedi soir d'automne et remonter tranquillement la rue des saints-pères en direction d'un pub quelconque.

Le 2 mars 1991

Un an et demi plus tard, j'étais invité à une soirée organisée chez mon copain de théâtre, Fred Bianconi. Etaient également présentes Pascale Arbillot et Karine Lyachenko. Tous condisciples de Jean Périmony. Après avoir bien festoyé, je quittai cette belle assemblée au cœur de la nuit.

Une fois monté en voiture, alors que je raccompagnais des amis, nous nous mîmes - pourquoi? - à parler de Serge Gainsbourg. Peut-être parce que je fumais des gitanes. Ma route devait nous conduire du V ème arrondissement, jusqu'au fond de la banlieue est. Autant dire loin du centre de la capitale. Pourtant, arrivé aux alentours du jardin des plantes et pris d'une lubie, je décidai de changer de direction et fonçai sur le quai Saint-Bernard, plein ouest. «Allez, je vous emmène chez Gainsbourg !» « Quoi ! Tu sais où il habite ?» A cette période, l'antre du créateur n'était pas aussi connue par le public qu'elle l'est aujourd'hui. On savait qu'il vivait du coté des beaux-arts, mais sans se rendre en pèlerinage devant sa demeure. Moi, si.

Fier et heureux de l'effet que j'allais produire sur mes compagnons de route, je tourne sur la gauche en direction de la rue des Saints-pères et annonce qu'après la rue de Lille, il faudra regarder sur notre droite.

Bad news from the stars

Très vite j'aperçois des gyrophares à l'angle de la rue. J'avance doucement et arrive à la hauteur de la rue de Verneuil. Au loin, des voitures de police. Au premier plan deux véhicules. Un, rouge estampillé des trois lettres RTL et l'autre blanc et bleu, barré du logo Europe 1. Une agitation règne sur la voie publique. Des gens vont et viennent.

«Qu'est-ce qui se passe ?» demande ma passagère. On ne s'arrête pas. On ne peut pas. La police, la presse, en plein milieu de la nuit devant chez Gainsbourg, ça ne sent pas bon.

Pas de portable, pas d'internet, pas de news radio. Il me fallut attendre le flash suivant pour apprendre ce que finalement je savais déjà Gainsbourg s'est barré, pour toujours».

Moi qui, ce soir-là, voulais épater mes amis, j'étais servi. Je nous avais offert un scoop ! Olivier

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