Music Business - Réflexions et conseils - Olivier Vadrot

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Brèves, news, infos

Toutes les brèves, news et infos du music business, collectées ici et là.

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dimanche 24 juillet 2011

Amy Winehouse dans le club des 27 !

Samedi 23 juillet, nous avons appris, hélas sans surprise, le décès de la chanteuse britanique Amy Winehouse. Même si les circonstances de sa mort ne sont pas encore connues, nous pouvons d'ores et déjà lui reconnaitre saplace dans le club fermé des 27.


27, comme 27 ans !

Il est un âge que l'on craint d'aborder, lorsque l'on fait du Rock'n roll. A 27 ans, le poids des fantômes pèse sur vos épaules. Dans ce panthéon du vertige, Amy était surveillée et attendue par sa soeur Janis Joplin. Voix extraordinaire, carrière fulgurante, présente à jamais. Un même combat pour ces filles, contre des démons intérieurs, qui ne pouvaient les lâcher que le temps d'un shoot, le temps d'une absence et d'un départ pour d'autres cieux dans leur vingt-septième année.

Deux filles et des garçons

Janis se sentira sans doute moins seule, à présent. N'oublions pas que c'est à cet âge maudit de 27 ans que d'autres grandes figures du rock ont disparues. Jimmy Hendrix, Jim Morrison, Kurt Cobain et bien avant eux Robert Johnson.

Entrer dans la légende

Des êtres impossibles à vivre, dont on ne voudrait pas comme copains. Trop torutrés et faisant vivre un enfer à leur entourage. Des artistes insupportables au quotidien, mais dont on ne pourra se passer musicalement, tant ils ont, malgré leurs courtes carrières, révolutionné la guitare pour l'un, le chant et l'écriture pour les autres.

Ce triste samedi, Amy Winehouse fut emportée par des Valkiries, aux portes du Walhalla du Rock. Elle peut désormais se reposer aux côtés des valeureux guerriers de la Pop Music partis avant elle. La légende lui a ouvert les bras.

jeudi 30 juin 2011

Le parc de Prince

Ce soir, 30 juin 2011, aura lieu au Stade de France le concert parisien de Prince.

L'annonce de la venue du kid de Minneapolis, ne date que de la fin mai. Quel pari ! Remplir l'arène de 80 000 personnes, en moins de 30 jours, sans avoir aucune promotion en cours. Qui connaît le dernier single de prince ? Qui connaît le nom du dernier album du petit génie ? Peu de monde, malheureusement. Un passage au grand journal, de Canal plus, ne suffira pas à décider les plus rétifs.

Les places sont bradées et les invitations envoyées en pagaille. Ce qui est le plus inquiétant, c'est que même en ayant le fameux carton qui permet d'entrer gratuitement, la foule ne se presse pas !

Personne ne remet en cause la qualité de création de Roger Nelson. Prince est toujours en recherche de perfection et soigne chacune de ses productions. Ce n'est donc pas musicalement que le bât blesse.

Les producteurs auraient fait salle comble à Bercy, deux soirs de suite, sans aucun doute. Peut-être même que le Parc des Princes aurait suffit à donner une image positive de la rock star. Mais ce soir les places vides risquent de faire tâche !

Pour les heureux participants, le show sera de grande tenue, c'est certain. Prince et son équipe ont plus que rôdé ce tour de chant. Mais restera-t-il dans les mémoires ? C'est moins sûr...

jeudi 23 juin 2011

Hadopi, si l'ONU si met...

Un rapport de l'ONU, datant du début du mois de juin, pointe du doigt notre chère HADOPI.

Que dit ce document ?

Tout simplement, les diplomates se prononcent contre toute forme de surveillance et d'intrusion dans la sphère privée. Ils s'appuient sur l'article 19 du pacte international relatif aux droits civiques et politiques : "Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix ».

Avec ce type de prose on finit par tout autoriser et tout accepter, même de voir ses ressources culturelles pillées et les revenus liés aux oeuvres éparpillés dans la nature.

Nos chers artistes ne sont pas non plus soutenu par le discours de Franck La Rue, rapporteur spécial des Nations Unies :

« la liberté d'expression est plus importante que le droit d'auteur et qu'elle doit être protégée à tout prix, dans les régimes autoritaires comme dans les démocraties. Les citoyens de par le monde doivent s'inspirer de ce rapport et tenir leurs gouvernements pour responsables des politiques qui portent atteinte à Internet et nos libertés ».

Non seulement l'ONU semble dire, comme le ferait une vieille dame pointant son index vers le ciel, tout en menaçant ses arrières-petits enfants, que l'HADOPI ce n'est pas bien et en plus elle incite à reconnaître les gouvernements comme étant d'affreux dictateurs qui empêchent leurs citoyens d'échanger comme ils le veulent le travail des auteurs.

Cette institution a été crée pour pacifier la planète et intervenir dans les conflits. Là, apparemment, si on lit bien, elle demande d'aller au combat. C'est à n'y rien comprendre.

Comme vous pouvez le constater, la bataille du droit n'est pas terminée. Un jour peut-être, lorsqu'un solution sera trouvée, sera-t-elle portées aux nues !

http://www.chartsinfrance.net/actualite/news-74285.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter&utm_campaign=rsstotwitter

mercredi 15 juin 2011

Tentative de taxation des FAI

Centre National de la Musique

Nous savons qu'à l'horizon 2012 un Centre National de la Musique (CNM) doit voir le jour. Doté d'un budget entre 50 et 100 millions d'Euros, celui-ci viendra en aide à la création, sur le même principe que son aîné le CNC, pour le cinéma.

Lors d'un vote au parlement, en fin de semaine dernière, un amendement a été glissé à la dernière minute, visant les FAI. Le but était de taxer les fournisseurs, afin d'abonder dans un premier temps la caisse de soutien au cinéma, pour ensuite translater une partie de ces fonds vers le CNM. Mais, comme le lièvre qui partit trop vite et arriva après la tortue, nos bons députés n'ont pas marché dans la combine et ont rejeté ce texte.

Nouvel impôt

Vers quoi s'acheminait-on ? En vérité, la licence globale, avec un masque sur le nez, s'invitait purement et simplement dans nos factures !

les internautes auraient eu à payer une taxe supplémentaire et tant pis si vous ne consommez pas de musique, c'est pour le bien de l'industrie musicale que la collectivité est mise à contribution... Sans aucun doute, les Orange, Free et consorts auraient à un moment ou un autre répercuté cette ponction.

Malheureusement, le texte sera représenté dans quelques jours, au Sénat cette fois. Souhaitons que la haute assemblée réagira de la même façon que sa cadette et n'acceptera pas la création d'un nouvel impôt.

mardi 24 mai 2011

Interview TV Aveyron

Interview donnée pour TV Aveyron

Interview Olivier Vadrot from TV AVEYRON on Vimeo.

vendredi 13 mai 2011

Hadopi, c'est positif ! !

Alors que la France entière fêtait le 10 mai dernier l'arrivée de François Mitterrand au pouvoir, son neveu Frédéric allait rendre une petite visite à la Hadopi.

A la suite de son passage éclair au sein de la haute autorité, il a tenu une conférence de presse express, au cours de laquelle il a commenter les derniers chiffres issus d'un sondage encore tout chaud.

Depuis sa mise en place, Hadopi aurait permis de remettre dans le droit chemin quasiment la moitié des internautes délinquants ! En effet, 41 % des personnes ayant reçues un avertissement disent ne plus se servir dans les rayons sans passer par la caisse. 22 % téléchargent un peu moins qu'avant. 26 % toujours autant et 2 % plus qu'avant.

On ne sait toujours pas si les changements d'habitudes des internautes joueront finalement en faveur des ayants-droits. Ne plus se faire prendre par la Hadopi c'est bien, mais que font-ils ceux qui ont décidé de rentrer dans le rang ? Achètent-ils des fichiers numériques sur iTunes ou font-ils des échanges sous le manteau avec leurs contacts ? Il est sans doute encore trop tôt pour le dire.

Nous savons que les chiffres du téléchargement légal sont en forte progression (quand on part de zéro, c'est assez facile...). Les vendeurs de titres reversent-ils au centime près, aux sociétés de collectes, les montants tombés dans leur escarcelle ? Il règne toujours une opacité sur ces sommes. J'attends toujours qu'un producteur nous dise : "Grâce à la hadopi, mon artiste peut vivre dignement. Il a retrouvé un niveau de vie équivalent à celui qu'il avait il y a..." Mais franchement je ne crois pas un instant pouvoir un jour entendre ça.

mardi 10 mai 2011

Emmanuel Moire est Out ! !

Que la vie d'artiste est difficile ! !

Alors que Warner Music vient d'être rachetée par un richissime homme d'affaire russe, nous apprenons que le chanteur Emmanuel Moire vient d'être débarqué par sa maison de disques.

Emmanuel Moire

Il l'annonce lui-même sur sa page Facebook :

http://www.facebook.com/pages/Emmanuel-Moire-Officiel/103953319664863

A la suite de la comédie musicale "Le roi Soleil", tous les espoirs de son label étaient portés sur ce jeune chanteur. Les sorties paralèlles de son premier album avec celui de Christophe Maé ont joué en sa défaveur. C'est le chanteur de Carpentras qui a ramassé la mise, laissant son ancien partenaire loin derrière au box office.

Sont-ce les résultats mitigés de son deuxième album "L'équilibre" qui sont à l'origine de cette éviction ? Il est trop tôt pour le dire. Si c'est la raison, cela démontrerait que la logique de long terme pour le dévemoppement artistique est passée de mode et seule la rentabilité du produit rentre en considération.

Souhaitons que Emmanuel Moire retrouve très vite un label afin de réaliser le troisième album de sa carrière.

mardi 26 avril 2011

La sacem a trouvé LA bonne idée ! !

Pour financer l'industrie musicale

A la lecture d'une tribune, parue dans l'Express de la semaine passée et rédigée par Bernard Miyet, Président de la SACEM, nous avons pu découvrir avec bonheur qu'enfin l'institution avait réfléchi et était sérieusement en mesure de proposer UNE solution au financement de l'industrie musicale !

Après de nombreuses heures de tergiversation, il est sorti du chapeau du magicien de la société des auteurs une formule très simple : Faisons payer les FAI (fournissurs d'accès à Internet) ! !

Bon sang, masi c'est bien sûr ! Personne n'y avait pensé avant vous...

Enfin, peut-être pas.

Recyclaage d'idée !

Je me suis replongé dans ce dossier passionnant et ai retrouvé un article publié sur le site de l'Expansion, il y a plus d'un an et demi et qui disait la même chose ! Dans celui-ci l'idée d'une taxe était déjà soutenue par le même Bernard Miyet. Comme quoi, ce grand responsable a de la suite dans les idées...

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/comment-la-sacem-veut-faire-payer-les-fai_211190.html

A l'heure où les institutions font tout ce qu'elles peuvent pour contrecarrer les chuttes vertigineuses de revenus : Loi Hadopi, carte pré-payée, site de streaming... La bonne vieille recette du téléchargement illégal, redevenu légal, refait surface.

Bien entendu, cette taxe servirait à financer la création, car comme nous le savons bien les majors n'ont plus d'argent pour financer de nouveaux beaux et bons projets...

La licence globale vit encore ! !

Personne ne voulait de la licence globale (la SACEM non plus d'ailleurs) et nous revoilà au point de départ. Il eut fallu appliquer cette ponction dès les premiers temps. Aujourd'hui il est trop tard.

Je pense aux jeunex geek qui doivent se tordre en lisant tous ces articles. L'informatique n'a pas un coup d'avance, mais cent. Le temps que les idées et propositions fassent leur chemin, les mômes auront vidé les rayons de musique virtuelle et par la même occasion les caisses de la SACEM. celle-ci n'aura même plus de larmes pour pleurer.

samedi 16 avril 2011

Le streaming gratuit, c'est fini !

Nous apprenons, à la lecture d'un article du Point, paru le 15 avril, que Spotify décide de limiter l'accès gratuit de son catalogue en streaming.

En effet, à partir du 1er mai, les internautes connectés au service de cette plate-forme, ne pourrons plus écouter autant de chansons qu'ils le voudront, sans débourser un centime. Le retour des recettes publicitaires ne sont pas à la hauteur des espérances scandinave et d'autres pistes doivent être explorées.

Spotify propose la possibilité d'écouter le même titre cinq fois dans le mois et limite à une dizaine d'heures d'écoute en ligne, soit environ douze albums.

Il ne serait pas étonnant que le petit poucet français Deezer, suive le même chemin.

Est-ce une bonne nouvelle pour les ayants droits ?

Alors qu'aujourd'hui les titres écoutés en streaming sont rémunérés à hauteur de 0,001 €, pour les ayants droits, est-ce que le passage à l'abonnement payant permettra de faire entrer davantage d'argent dans les caisses ? On peut légitimement se poser la question, car pour l'internaute l'accès libre à ses morceaux préférés doit se faire sans aucune barrière, ni aucun engagement. Les accrocs pourraient très bien se détourner de Spotify et consors pour se diriger vers d'autres systèmes d'écoute en ligne, voire repartir vers le téléchargement illégal. Cela entraînerait donc une nouvelle vague d'appauvrissement des créateurs.

On nous parle beaucoup des "metadonnées" qui seraient LA solution. Franchement, acheter une chanson et avoir en cadeau, une photo, des paroles pour karaoké, un lien vers un clip et je ne sais quoi d'autre,, n'est pas à proprement parler la parade idéale. D'ailleurs, y en a-t-il seulement une ?

Comme nous pouvons le constater, le monde du music business se cherche encore. Aujourd'hui personne n'est en mesure d'assurer qui que ce soit, d'une stabilité du milieu musical pour les années à venir. Ce qui m'amène à revenir à la question que je posai il y a quelques jours : "Ne faudrait-il pas sortir des plates-formes de streaming et que chaque artiste retravaille sa propre diffusion, à partir de son site web ?"

mardi 12 avril 2011

Les vieilles charrues

Programmation du fetsival les Vieilles charrues

Nous connaissons depuis aujourd'hui quelques-uns des principaux noms d'artistes qui participeront cette année à la 20ème édition du festival des Vieilles charrues à Carhaix, du 14 au 17 juillet.

Les festivaliers auront le plaisir de retrouver sur scène le légendaire groupe de Hard rock allemand : Scorpions et le non moins prestigieux band britanique : Supertramp.

Viendront s'ajouter à la photo : PJ Harvey, Jarvis Cocker, Jack Johnson, Kauser Chief et Pulp.

Un grand évènement club pour les bretons, avec la présence de David Guetta.

Une nouvelle fois, les organisateurs ont réalisé une très belle affiche. Toutefois, il est à déplorer pour l'instant le peu de noms d'artistes français. Mais, cela viendra peut-être, avec le temps...

jeudi 7 avril 2011

Conseil online

"Conseil online" est un nouveau service que je propose aux artistes.

Le fonctionnement en très simple.

Vous voulez savoir si votre approche de la scène est la bonne ? Si vous avez fait le bon choix pour le visuel qui se trouve sur votre homepage ? S'il y a des radios susceptibles de diffuser vos productions ? Comment trouver un tourneur ou un agent ? Et toutes les autres interrogations qui vont avec.

Je peux apporter des réponses à ces questions.

Pour cela, il suffit de m'envoyer un mail : contact@oliviervadrot.com en me précisant la nature de votre demande. Ensuite vous achetez du crédit, à partir de mon blog via Paypal, pour un, cinq ou dix entretiens, de trente minutes chacun. Nous prenons rendez-vous et entrons en contact, en mode vidéo-conférence, sur Skype ou MSN.

Bien entendu, nous pouvons échanger par téléphone, mais il me semble que lorsque l'on se voit la relation n'en est que plus forte.

Aujourd'hui, vous n'êtes plus isolés ! Que vous soyez à Paris, Bordeaux, Bruxelles ou Montréal "Conseil online" est à vos côtés.

Je vous attends.

Musicalement

Olivier

dimanche 3 avril 2011

Bertignac atomise Hadopi

Alors que le guitariste chanteur était invité dans l'émission "Les grandes gueules", sur RMC, il en a profité pour atomiser l'Hadopi.

En effet, d'après Louis Bertignac, cette instance est "Royalement inutile". Il considère que depuis sa mise en place, celle-ci n'a pas empêché les téléchargements illégaux.

Selon l'auteur de Grizzly, le piratage pourrait même être une formidable ouverture vers le concert. Le pirate découvre une chanson, puis un album et enfin achète sa place de spectacle. Il me semble que ce circuit existe depuis que le disque est disque, non ? Je ne suis pas persuadé que l'on note une inflation significative de la fréquentation des salles. Le nombre de propositions de concerts certes augmente, mais de nombreux groupes jouent devant des salles peu remplies. Quel bénéfice ? Aucun.

A la question "Piratez-vous ?" Louis Bertignac répond que puisqu'on le pirate, il se donne le droit de télécharger illégalement ! Attitude peu morale ! Cela semble pourtant être dans l'air du temps.

jeudi 31 mars 2011

Vers une disparition du droit d'auteur

Où va le droit d'auteur ? Je vous invite à suivre le lien ci-dessous. C'est édifiant !

Dans peu de temps les FAI auront gagné. Les auteurs auront baissé les bras et les revenus de leur travail finiront bien dans des poches, mais pas celles que l'on croit.

http://www.numerama.com/magazine/18414-l-ompi-voit-le-parti-pirate-comme-une-incitation-a-changer-le-droit-d-auteur.html

mardi 29 mars 2011

C'est la fin du single ! !

A la lecture d'un article du Daily telegraph, nous apprenons que le label Mercury records (Elton John, U2, Mark Knopfler...) ne sortira plus aucun disque single.

http://www.telegraph.co.uk/culture/music/music-news/8406373/End-of-an-era-as-Mercury-Records-stops-producing-singles.html

En effet, le marché du CD 2 titres représente en Grande Bretagne, moins de 1% des ventes. Les coûts de production ne sont plus couverts. Les distributeurs mettent la clé sous la porte ou redirigent leur activité vers le DVD, qui lui, rapporte encore quelques livres.

Chez nous, depuis quelque temps, les maisons de disques n'envoient plus que des albums promo, sous pochettes plastiques, avec une feuille pliée en deux, en guise de livret. Bientôt nous ne recevrons plus rien !

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dimanche 27 mars 2011

Johnny Hallyday en chute libre !

On nous annonçait le grand retour de Johnny Hallyday, sur TF 1, samedi 25 mars 2011. On allait voir ce qu'on allait voir ! Non, Johnny n'est pas un chanteur moribond et il va le prouver à la France entière !

Oui, mais voilà, les chiffres de médiamétrie tombent en ce dimanche matin et là, catastrophe, Patrick Sébastien et son "Grand cabaret arrivent" en tête ! Il s'en est faallu d'un rien pour que M 6 ne décroche la médaille d'argent !

http://www.jeanmarcmorandini.com/article-51748-audiences-johnny-tf1-largement-battu-par-sebastien-fr2.html

Que s'est-il passé ? Comme se fait-il que l'idole des jeunes ne fasse plus recette ?

Depuis qu'il est passé d'Universal chez Warner, on ne peut pas dire que les résultats soient à la hauteur des espérances des investisseurs. Des singles qui ne deviennent pas des tubes, des disques qui se vendent correctement, mais pour un chanteur tel que Johnny le correctement ne suffit pas ! Le summum est à atteindre. une tournée qui s'annule, on sait pourquoi et enfin, hier soir une émission de télé boudée.

Faut-il craindre une chute sans fin pour Johnny Hallyday ? Sans doute que non. Il nous a habitué depuis 50 ans à alterner les périodes de haut et de bas. Espérons que le fond a été touché et que la lumière sera au bout du long tunnel, dans lequel il s'est engouffré il y a quelques années.

jeudi 24 mars 2011

Solidays 2011

Nous avons découvert aujourd'hui les premiers noms des artistes, qui seront sur la scène du festival Solidays, qui se déroulera du 24 au 26 juin prochain, sur l'hippodrome de Longchamp.

Première venue pour Peter Doherty. Yaël Naïm, morcheeba, Shaka ponk, Les ogres de Barback, Vital V mirror et le groupe de reggae Israël Vibration seront également présents.

La fête refermera ses portes après un show de Moby. Celui-ci était déjà présent lors de la première édition.

Nous attendons avec impatience le reste de la programmation.

Les organisateurs s'attendent à une baisse de fréquentation cette année. Un practice de golf (! !) réduira la surface réservée au public. Pourtant le prix des billets sera quant à lui en hausse ! Le forfait 3 jours est à 44 €, uniquement le 1er avril. Ensuite il passera à 54 €.

Les fonds récoltés sont intégralement reversés à l'aide aux malades du VIH.

mercredi 16 mars 2011

"Grizzly", le nouveau Bertignac

cela faisait 6 ans que Louis Bertignac ne nous avait pas délivré de nouvel album. Le voilà donc qui revient avec un "Grizzly" tout en riffs et en puissance. Un vrai album rock, comme on les aime. Un vrai album blues comme on en entend peu en France.

Bertignac semble libéré de son passé. Il est dedans du début à la fin. Il attaque les mots de Bergman comme ses propres notes. Il n'est plus que guitariste, il estaussi "chanteur" ! Que ça fait du bien.

Quelques perles sont présentes sur ce disque. "22m²", mixée avec la voix en arrière et les guitares devant, "Bloody Mary Tabasco", jolie balade et "Tes bonnes choses", qui rappelle étrangement un titre du dernier album de Téléphone.

Il serait d'ailleurs temps de laisser le passé à sa place et, sans oublier que Bertignac a joué dans ce groupe Ô combien célèbre, ne pas remettre éternellement sur le tapis la question de la reformation du quatuor. Il est extrêmement déplacé à l'heure de la sortie de son nouvel opus, d'occulter cette actualité pour sempiternellement demander :"Alors, c'est pour quand ?". cela finit par lasser.

Téléphone a vécu. c'était très bien, mais il faut passer à autre chose. Il est d'ailleurs bon de se souvenir que toutes les reformations n'ont pas été à la hauteur de ce qui était attendu. De plus si vous avez déjà assisté à un concert de Bertignac ou de Jean-Louis Aubert, il n'est pas rare qu'ils ne glissent un petit titre qui a fait leur célébrité. Donc du Téléphone on en entend régulièrement.

N'ayez pas peur du "Grizzly", ça, c'est vraiment lui !

Olivier

mercredi 2 mars 2011

Gainsbourg, 20 ans déjà !

Gainsbourg, 20 ans déjà !

Chers amis,

Nous commémorons ce jour, 2 mars 2011, le vingtième anniversaire de la disparition de Serge Gainsbourg. A cette occasion, je me permets de vous conter un souvenir personnel, concernant la disparition de l'artiste le plus avant-gardiste de son époque et sans doute jamais égalé à ce jour.

Première sortie parisienne

Retour en arrière. Automne 89. Je m'installe à Paris, dans un petit studio du coté de la porte de Pantin. A cette époque, je fréquentai un cours d'art dramatique. J'aurais donc pu me rendre symboliquement à la Comédie française ou à l'Odéon. Pas du tout. Ma première sortie parisienne sera pour la rue de Verneuil ! Là habite l'homme à tête de chou.

Entre les quais de Seine d'un coté et le boulevard Saint-Germain de l'autre, je trouve sans difficulté le 5 bis, bâtisse reconnaissable entre toutes par sa façade célèbre, recouverte jusqu'à la gouttière de graffitis. Je reste là un moment, déchiffrant les inscriptions à la gloire du chanteur.

L'interphone est éclairé par une petite veilleuse. Est-il chez lui ? Est-il sorti ? J'ai lu que régulièrement des fans venaient sonner à sa porte. Parfois il ouvre, parfois envoie bouler les importuns, parfois... Je n'ose enfoncer le bouton, préférant rester sur l'impression de calme et de douceur de ce samedi soir d'automne et remonter tranquillement la rue des saints-pères en direction d'un pub quelconque.

Le 2 mars 1991

Un an et demi plus tard, j'étais invité à une soirée organisée chez mon copain de théâtre, Fred Bianconi. Etaient également présentes Pascale Arbillot et Karine Lyachenko. Tous condisciples de Jean Périmony. Après avoir bien festoyé, je quittai cette belle assemblée au cœur de la nuit.

Une fois monté en voiture, alors que je raccompagnais des amis, nous nous mîmes - pourquoi? - à parler de Serge Gainsbourg. Peut-être parce que je fumais des gitanes. Ma route devait nous conduire du V ème arrondissement, jusqu'au fond de la banlieue est. Autant dire loin du centre de la capitale. Pourtant, arrivé aux alentours du jardin des plantes et pris d'une lubie, je décidai de changer de direction et fonçai sur le quai Saint-Bernard, plein ouest. «Allez, je vous emmène chez Gainsbourg !» « Quoi ! Tu sais où il habite ?» A cette période, l'antre du créateur n'était pas aussi connue par le public qu'elle l'est aujourd'hui. On savait qu'il vivait du coté des beaux-arts, mais sans se rendre en pèlerinage devant sa demeure. Moi, si.

Fier et heureux de l'effet que j'allais produire sur mes compagnons de route, je tourne sur la gauche en direction de la rue des Saints-pères et annonce qu'après la rue de Lille, il faudra regarder sur notre droite.

Bad news from the stars

Très vite j'aperçois des gyrophares à l'angle de la rue. J'avance doucement et arrive à la hauteur de la rue de Verneuil. Au loin, des voitures de police. Au premier plan deux véhicules. Un, rouge estampillé des trois lettres RTL et l'autre blanc et bleu, barré du logo Europe 1. Une agitation règne sur la voie publique. Des gens vont et viennent.

«Qu'est-ce qui se passe ?» demande ma passagère. On ne s'arrête pas. On ne peut pas. La police, la presse, en plein milieu de la nuit devant chez Gainsbourg, ça ne sent pas bon.

Pas de portable, pas d'internet, pas de news radio. Il me fallut attendre le flash suivant pour apprendre ce que finalement je savais déjà Gainsbourg s'est barré, pour toujours».

Moi qui, ce soir-là, voulais épater mes amis, j'étais servi. Je nous avais offert un scoop ! Olivier