Music Business - Réflexions et conseils - Olivier Vadrot

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Brèves, news, infos

Toutes les brèves, news et infos du music business, collectées ici et là.

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jeudi 17 mars 2016

Baisse des quotas ! !

Chers amis,

Dans une discrétion assez assourdissante, les députés ont voté un abaissement du quota de diffusion de chansons francophones, sur les radios. Celles-ci pourront désormais, passer 65 % de titres chantés dans une langue étrangère, contre 60 %, précédemment.

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Certains pourront penser que perdre 5 points, sur une journée, n’est pas si catastrophique que ça. Il est vrai que le grignotage est toujours plus indolore sur le court terme. Mais, on peut également se demander jusqu’où cela ira ? Pourquoi ne pas perdre encore quelques petits points, dans un an ou deux et ainsi de suite, pour finir par n’avoir plus qu’une portion congrue de chansons francophones sur nos radios !

Les radios commerciales voulaient ce changement. Elles l’ont obtenu. Apparemment, à l’assemblée nationale, on ne s’est pas trop écharpé sur le sujet. Dès que l’on parle de « commerce » aujourd’hui, on a gain de cause…

Ce que je crains, n’est pas tant d’entendre un titre de Rihana ou une chanson de Justin Bieber de plus, mais cet abaissement ouvre davantage la porte aux maisons de disques françaises qui veulent faire chanter leurs poulains, dans la langue de Shakespeare. Marina Kay et Christine and the queens ont beaux jours devant elles.

Malheureusement, ce sont encore les jeunes artistes, qui n’ont pas la chance d’être signés en major, qui vont en faire les frais ! Ils n’avaient déjà que peu d’espace pour faire découvrir leur travail, ils en auront encore moins.

On ne prête qu’aux riches, c’est bien connu…

Olivier

vendredi 25 septembre 2015

Quota or not quota ? ?

Quota or not not quota ? ?

That is the chanson ! !

Depuis deux jours, je vois passer et repasser, sur le net, des informations concernant un amendement, voté par une quarantaine de députés, qui voudrait réguler la diffusion de titres francophones, sur les ondes. Il me semble à priori, que c’est une bonne chose.

Il y a quelques années en arrière, j’étais en contact avec de nombreuses radios, de la bande FM, essayant de placer des nouveautés auprès des programmateurs. Las, le combat était quasiment perdu d’avance, car leurs playlist étaient confectionnées autour d’une poignée de titres français, produits par une des quatre majors de l’époque et diffusés pour certains six à huit fois par jour ! ! Vous aurez bien compris qu’il était difficile, voire impossible, de se faire une petite place dans ce combat de géants.

Dominique A show case FNAC Ternes 03.06

N’oublions pas que les radios sont dites « commerciales ». Ce qui les intéresse avant tout, c’est de vendre de l’espace aux annonceurs. Comment convaincre un client de faire un gros chèque à la régie publicitaire ? Il faut l’assurer que la station a un audimat au Top et pour obtenir ce résultat, il faut diffuser ce qui se vend le mieux, sinon l’auditeur va écouter ailleurs Louane ou Kenji…

J’en entends certains pousser de grands cris et nous dire que ce n’est pas à la loi de nous imposer ce que l’on doit écouter ou pas. Ce sont, sans doute, les mêmes qui se réjouissaient, au siècle dernier, de l’imposition de quotas de chansons francophones sur les ondes, afin de sauvegarder cette exception culturelle que le monde entier nous envie. C’est à n’y rien comprendre…

Les grands groupes de médias se plaignent quant eux de la piètre qualité de la production française. Si j’osais, j’utiliserais l’expression « les oreilles m’en tombent ». Ce qu’il faudrait dire, c’est que la « chanson populaire » a été abandonnée au profit de la « nouvelle chanson française », plus racée, plus intello, peut-être et donc bien moins « playlistable », pour vendre du temps de cerveau disponible.

Je discutais, il y a peu, avec un chanteur bien installé dans le paysage musical. Il souhaite enregistrer un nouvel album, mais en même temps, il me dit « A quoi ça va servir, il n’y a personne qui diffuse nos nouveautés ». Alors effectivement, si toute la chaîne de production pense comme cela, pourquoi mettre des moyens colossaux sur un disque ? Ceci explique peut-être cela.

Les mêmes diffuseurs voudraient laisser entendre que les majors ont fait pression sur les politiques, afin de « détourner les auditeurs des radios et de les diriger vers le streaming ». On n’a pas eu besoin d’eux pour aller voir si chez Deezer ou Spotify l’herbe était plus verte. L’indigence des playlist des médias traditionnels, nous y a poussés.

Il faudrait aussi rappeler que les diffusions sur la bande FM rapportent beaucoup d’argent en droits. Il n’est pas rare, alors que c’est interdit par la loi, que les radios détiennent des parts d’édition sur les titres les plus joués et par là même touchent de l’argent sur les chansons qu’elles diffusent.

Aujourd’hui, toutes les stations sont présentes sur le net et proposent aux auditeurs des dizaines de webradios, toutes plus spécialisées les unes que les autres. Dans quelques années, la FM disparaitra et nous écouterons tous la radio sur nos téléphones. Chacun écoutera « sa radio ».

Pour conclure, je dirais que la limitation de diffusion de certaines chansons est une bonne chose, si le temps d’antenne dégagé est mis à disposition de la création et de la nouveauté. Il y a bien un subterfuge, pour échapper à cette loi. Nous savons bien que rien ne vaut un bon titre « gold », pour satisfaire l’ensemble des auditeurs. Les programmateurs alors, ressortiront des placards un bon vieux Florent Pagny ou un Gainsbourg parfumé à l’anis et le tour sera joué. La jeune génération mourra donc, sans jamais avoir connu l’extase d’une diffusion en modulation de fréquence.

Olivier

vendredi 11 septembre 2015

Live report ! !

LIVE REPORT ! !

Ou

Téléphone, l’art de l’éphémère

Cela faisait trente ans qu’on attendait. On a failli vieillir. Mais voilà, la bonne nouvelle est tombée, il y a quelques jours et nous a emplis d’une joie incommensurable. Téléphone, le groupe de rock mythique des années 80, se reformera pour un concert unique à Paris, au Point Ephémère. Je me précipitai, alors, pour obtenir un ticket d’entrée, car je voulais en être. Si à quarante-cinq ans, t’as pas vu Téléphone sur scène, t’as raté ta vie. Grâce à mon entregent, il ne m’a pas fallu plus de deux coups de fil, pour obtenir satisfaction. C’est donc avec un immense plaisir, qu’en ce jour, je vous livre le compte-rendu de ce concert exceptionnel.

Sur le quai du canal Saint-Martin, l’ambiance est humide et chaude, en ce 11 septembre 2015. En effet, il est plus de 21 heures et la température vient de monter d’un cran. Ils sont là, devant un public bouillonnant et impatient. Téléphone vient d’entrer en scène sous une ovation royale, celle qui mêle à la fois l’admiration et le profond respect, car oui, nous avons tous du respect pour cette bande de copains qui fait du rock depuis…

Jean-Louis Aubert, bien qu’arborant une crinière d’un gris métal, majestueux, a conservé son sourire juvénile, celui qui faisait craquer toutes nos copines, dès qu’il apparaissait sur un poster de « Best ». Il est heureux d’être là, c’est certain, ça se voit. Louis Bertignac quant à lui, ne va plus chez Dessange, pour se faire faire des mises en plis ridicules, tout autant que ses teintures, depuis qu’il est redevenu guitariste et non plus coach vocal pour TF1 et je dois dire que le gris lui va vraiment mieux. Quant à Richard Kolinka, toujours aussi discret qu’il y a quarante ans, on ne sait qu’il est là uniquement parce qu’on entend de la batterie, sinon…

Bref, vous l’aurez compris, ils sont venus, ils sont tous là. Bien sûr, Corine ne s’est pas joint au groupe et ça manque cruellement, parce que Corine, c’est Corine. De toute façon, les histoires d‘amour finissent mal ! !

Tel

Dans la petite salle s’entassent quelques centaines de fans, parmi ceux-ci, il y a bien entendu de nombreux people, gens de presse et des medias, des politiques et pas mal d’artistes venus voir leur copains « enfin réunis » ! ! Carla Bruni est arrivée en catimini, en limousine noire, escortée de quatre gardes du corps. On a failli ne pas la reconnaitre derrière ses lunettes foncées et le tas de muscles qui l’entourait. Michel Houellebecq n’a tenu que trois titres et a dû sortir pour griller des cigarettes. Aux pauvres hères qui n’obtinrent pas de sésames, mais qui faisaient le pied de grue devant la salle de concerts, l’écrivain leur dit dans un soupir « En fait, heu, je ne sais pas bien ce que je fais ici ! ». « Je pensais qu’on allait boire du bon vin, mais il n’y a que de la bière ! ». Il failli d’ailleurs se prendre une canette de 1664, sur le front. Patrick, admirateur de la première heure du band, ne put retenir son geste et cette phrase laconique, qui en disait long sur les rapports sociaux actuels dans notre pays « salaud de privilégié ! Bobo de merde ! ». Heureusement Nicolas sarkozy, arrivé en retard, pour cause d’entretien au palais de justice, apaisa la situation d’un « Pôv’ con ! », puis d’un « Viens Michel, il doit bien y avoir une bouteille de Beaujolais, dans leur bar ». Ils disparurent, laissant Patrick à sa misère émotionnelle et sa rancœur sociétale.

Le show dura plus deux heures. Bien entendu tout fut joué, de « la bombe humaine », à « Cendrillon », en passant par « Argent trop cher » et « Hygiaphone ». Une reprise des Stones, avec un solo de guitare endiablé, une photo de famille, pour alimenter la page facebook et à dans trente ans ! ! Un joli show, sans surprise. Décevant.

Aubert et Kolinka ne se sont jamais quittés et reprennent régulièrement des titres du groupe ; Bertignac joue tout seul, mais n’oublie pas de s’interpréter ; Quant aux radios, elles diffusent assez régulièrement tous leurs tubes. Les télés les reçoivent toujours avec beaucoup d’affection. On ne peut donc pas dire que nous sommes en manque de Téléphone.

Alors, pourquoi ce concert ? Pour rien.

Olivier

mercredi 10 avril 2013

O'djila en concert

J'ai le grand plaisir de vous annoncer que O'djila sera en concert les 28 et 29 juin 2013, à La Java.

A l'occasion de leur passage par Paris, le groupe de musique tzigane des Balkans proposera son nouveau spectacle "Les fils de...".

Parce que les membres de o'djila ont grandi avec à la fois la variété française et les chants traditionnels d'Europe centrale, ils ont eu envie de mixer ces deux cultures et offrir une relecture dynamique et joyeuse du répertoire.

C'est parce qu'ils ont aimé Ferré, Gainsbourg, Vartan ou Bashung que aujourd'hui, ils peuvent se dire "Les fils de...".

O'djila en concert

jeudi 29 mars 2012

Poudre aux yeux ! !

Poudre aux yeux ! !

ou

Confessions d’un enfant du rail

Chers amis,

Ce 29 mars marque l’anniversaire de Renaud Hantson. Hasard du calendrier, hier est sortie en librairie son autobiographie « Poudre aux yeux – Sexe, drogues et show business », aux éditions Pygmalion.

Poudre aux yeux

Le récit de sa vie, Renaud l’a découpé en autant de chapitres que d’années passées dans les affres de la dépendance à la cocaïne. 17 ans en enfer, 17 morceaux d’un puzzle qui, lorsqu’il finit par être reconstitué, laisse le lecteur le souffle coupé.

Le parcours artistique de Renaud Hantson est à l’image du titre d’un de ses albums : « Des plaies et des bosses ». Des marques sur le corps et dans son âme, l’artiste en est bardé. Son véritable regret est « de ne pas avoir livré bataille » au cours de toutes ces années et pour cause. Lorsqu’il avait les armes en mains et la volonté farouche d’en découdre, on lui a retiré ses munitions et laissé au bord chemin.

Ha ! Le magnifique visionnaire qu’était son D.A de l’époque. « On fait un break d’un an et tu reviendras plus fort ! », lui avait-il dit et Renaud le croyant à attendu, attendu et le retour n’est finalement pas venu comme il l’espérait. C’est pendant cette longue période de désœuvrement que la cocaïne a fait son entrée dans sa vie.

Tout au long des trente années passées dans le show business, il a eu des hauts et de bas, parfois en résille, parfois en gouffres profonds dont on se demande comment il en est sorti. S’il est toujours sur pieds, il n’est pas indemne. Tel un boxeur titubant sous les coups, Renaud n’abdique jamais et repart à l’assaut, sans cesse. Jusqu’à présent, il a gagné tous ses combats.

Le succès bien sûr est largement présent dans cet ouvrage, car n’oublions pas que sa carrière est ponctuée par les réussites de « Starmania » et « La légende de Jimmy », de Berger et Plamandon et de la formidable tournée au début des années 2000, de « Notre-Dame de Paris » ; qu’en solo, il a sorti à ce jour, une dizaine d’albums, que ses projets parallèles Satan Jokers et Furious Zoo sont plus que jamais d’actualité.

Dans cette autobiographie, nous croisons les routes de nombreux musiciens : Glenn Hugues, Angus Young, Michel Berger, Jean-Jacques Goldman, William Sheller… Grâce à ces rencontres, nous comprenons mieux pourquoi Renaud réussit ce grand écart permanent entre Hard rock et variété pop.

« Poudre aux yeux » est le point final d’une dérive qui l’a entrainé très loin. Ce livre aurait pu s’intituler « Rédemption », tant Renaud s’ouvre avec honnêteté. Aucun des sujets n’est épargné, son père absent, ses conquêtes féminines, ses délires paranoïaques, ses doutes, ses envies, ses bonheurs. Tout y est décortiqué avec sincérité, ce qui rend le récit encore plus émouvant.

Au-delà du simple fait de vouloir laisser une trace écrite, le souhait le plus profond du chanteur est de savoir que son travail peut aider, voire éviter à des jeunes de tomber dans les diverses drogues et substances qui rendent dépendant et qui au bout du compte vous pourrissent la vie. « Poudre aux yeux » est le complément nécessaire à l’album « AddictionS », sorti à l’automne dernier.

Cette autobiographie à cœur ouvert n’aurait pu voir le jour sans la rencontre magique avec le psychiatre Laurent Karila. Celui-ci a rédigé pour son ami, une très belle préface.

« Poudre aux yeux » est un livre rock n’ roll, écrit sur le cuir le plus dur, d’une peau tannée par les douleurs. Inutile de porter un perfecto pour se le procurer. Il suffit d’avoir envie d’aller à la rencontre de Renaud Hantson.

Olivier

dimanche 24 juillet 2011

Amy Winehouse dans le club des 27 !

Samedi 23 juillet, nous avons appris, hélas sans surprise, le décès de la chanteuse britanique Amy Winehouse. Même si les circonstances de sa mort ne sont pas encore connues, nous pouvons d'ores et déjà lui reconnaitre saplace dans le club fermé des 27.


27, comme 27 ans !

Il est un âge que l'on craint d'aborder, lorsque l'on fait du Rock'n roll. A 27 ans, le poids des fantômes pèse sur vos épaules. Dans ce panthéon du vertige, Amy était surveillée et attendue par sa soeur Janis Joplin. Voix extraordinaire, carrière fulgurante, présente à jamais. Un même combat pour ces filles, contre des démons intérieurs, qui ne pouvaient les lâcher que le temps d'un shoot, le temps d'une absence et d'un départ pour d'autres cieux dans leur vingt-septième année.

Deux filles et des garçons

Janis se sentira sans doute moins seule, à présent. N'oublions pas que c'est à cet âge maudit de 27 ans que d'autres grandes figures du rock ont disparues. Jimmy Hendrix, Jim Morrison, Kurt Cobain et bien avant eux Robert Johnson.

Entrer dans la légende

Des êtres impossibles à vivre, dont on ne voudrait pas comme copains. Trop torutrés et faisant vivre un enfer à leur entourage. Des artistes insupportables au quotidien, mais dont on ne pourra se passer musicalement, tant ils ont, malgré leurs courtes carrières, révolutionné la guitare pour l'un, le chant et l'écriture pour les autres.

Ce triste samedi, Amy Winehouse fut emportée par des Valkiries, aux portes du Walhalla du Rock. Elle peut désormais se reposer aux côtés des valeureux guerriers de la Pop Music partis avant elle. La légende lui a ouvert les bras.

jeudi 30 juin 2011

Le parc de Prince

Ce soir, 30 juin 2011, aura lieu au Stade de France le concert parisien de Prince.

L'annonce de la venue du kid de Minneapolis, ne date que de la fin mai. Quel pari ! Remplir l'arène de 80 000 personnes, en moins de 30 jours, sans avoir aucune promotion en cours. Qui connaît le dernier single de prince ? Qui connaît le nom du dernier album du petit génie ? Peu de monde, malheureusement. Un passage au grand journal, de Canal plus, ne suffira pas à décider les plus rétifs.

Les places sont bradées et les invitations envoyées en pagaille. Ce qui est le plus inquiétant, c'est que même en ayant le fameux carton qui permet d'entrer gratuitement, la foule ne se presse pas !

Personne ne remet en cause la qualité de création de Roger Nelson. Prince est toujours en recherche de perfection et soigne chacune de ses productions. Ce n'est donc pas musicalement que le bât blesse.

Les producteurs auraient fait salle comble à Bercy, deux soirs de suite, sans aucun doute. Peut-être même que le Parc des Princes aurait suffit à donner une image positive de la rock star. Mais ce soir les places vides risquent de faire tâche !

Pour les heureux participants, le show sera de grande tenue, c'est certain. Prince et son équipe ont plus que rôdé ce tour de chant. Mais restera-t-il dans les mémoires ? C'est moins sûr...

jeudi 23 juin 2011

Hadopi, si l'ONU si met...

Un rapport de l'ONU, datant du début du mois de juin, pointe du doigt notre chère HADOPI.

Que dit ce document ?

Tout simplement, les diplomates se prononcent contre toute forme de surveillance et d'intrusion dans la sphère privée. Ils s'appuient sur l'article 19 du pacte international relatif aux droits civiques et politiques : "Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix ».

Avec ce type de prose on finit par tout autoriser et tout accepter, même de voir ses ressources culturelles pillées et les revenus liés aux oeuvres éparpillés dans la nature.

Nos chers artistes ne sont pas non plus soutenu par le discours de Franck La Rue, rapporteur spécial des Nations Unies :

« la liberté d'expression est plus importante que le droit d'auteur et qu'elle doit être protégée à tout prix, dans les régimes autoritaires comme dans les démocraties. Les citoyens de par le monde doivent s'inspirer de ce rapport et tenir leurs gouvernements pour responsables des politiques qui portent atteinte à Internet et nos libertés ».

Non seulement l'ONU semble dire, comme le ferait une vieille dame pointant son index vers le ciel, tout en menaçant ses arrières-petits enfants, que l'HADOPI ce n'est pas bien et en plus elle incite à reconnaître les gouvernements comme étant d'affreux dictateurs qui empêchent leurs citoyens d'échanger comme ils le veulent le travail des auteurs.

Cette institution a été crée pour pacifier la planète et intervenir dans les conflits. Là, apparemment, si on lit bien, elle demande d'aller au combat. C'est à n'y rien comprendre.

Comme vous pouvez le constater, la bataille du droit n'est pas terminée. Un jour peut-être, lorsqu'un solution sera trouvée, sera-t-elle portées aux nues !

http://www.chartsinfrance.net/actualite/news-74285.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter&utm_campaign=rsstotwitter

mercredi 15 juin 2011

Tentative de taxation des FAI

Centre National de la Musique

Nous savons qu'à l'horizon 2012 un Centre National de la Musique (CNM) doit voir le jour. Doté d'un budget entre 50 et 100 millions d'Euros, celui-ci viendra en aide à la création, sur le même principe que son aîné le CNC, pour le cinéma.

Lors d'un vote au parlement, en fin de semaine dernière, un amendement a été glissé à la dernière minute, visant les FAI. Le but était de taxer les fournisseurs, afin d'abonder dans un premier temps la caisse de soutien au cinéma, pour ensuite translater une partie de ces fonds vers le CNM. Mais, comme le lièvre qui partit trop vite et arriva après la tortue, nos bons députés n'ont pas marché dans la combine et ont rejeté ce texte.

Nouvel impôt

Vers quoi s'acheminait-on ? En vérité, la licence globale, avec un masque sur le nez, s'invitait purement et simplement dans nos factures !

les internautes auraient eu à payer une taxe supplémentaire et tant pis si vous ne consommez pas de musique, c'est pour le bien de l'industrie musicale que la collectivité est mise à contribution... Sans aucun doute, les Orange, Free et consorts auraient à un moment ou un autre répercuté cette ponction.

Malheureusement, le texte sera représenté dans quelques jours, au Sénat cette fois. Souhaitons que la haute assemblée réagira de la même façon que sa cadette et n'acceptera pas la création d'un nouvel impôt.

mardi 24 mai 2011

Interview TV Aveyron

Interview donnée pour TV Aveyron

Interview Olivier Vadrot from TV AVEYRON on Vimeo.

vendredi 13 mai 2011

Hadopi, c'est positif ! !

Alors que la France entière fêtait le 10 mai dernier l'arrivée de François Mitterrand au pouvoir, son neveu Frédéric allait rendre une petite visite à la Hadopi.

A la suite de son passage éclair au sein de la haute autorité, il a tenu une conférence de presse express, au cours de laquelle il a commenter les derniers chiffres issus d'un sondage encore tout chaud.

Depuis sa mise en place, Hadopi aurait permis de remettre dans le droit chemin quasiment la moitié des internautes délinquants ! En effet, 41 % des personnes ayant reçues un avertissement disent ne plus se servir dans les rayons sans passer par la caisse. 22 % téléchargent un peu moins qu'avant. 26 % toujours autant et 2 % plus qu'avant.

On ne sait toujours pas si les changements d'habitudes des internautes joueront finalement en faveur des ayants-droits. Ne plus se faire prendre par la Hadopi c'est bien, mais que font-ils ceux qui ont décidé de rentrer dans le rang ? Achètent-ils des fichiers numériques sur iTunes ou font-ils des échanges sous le manteau avec leurs contacts ? Il est sans doute encore trop tôt pour le dire.

Nous savons que les chiffres du téléchargement légal sont en forte progression (quand on part de zéro, c'est assez facile...). Les vendeurs de titres reversent-ils au centime près, aux sociétés de collectes, les montants tombés dans leur escarcelle ? Il règne toujours une opacité sur ces sommes. J'attends toujours qu'un producteur nous dise : "Grâce à la hadopi, mon artiste peut vivre dignement. Il a retrouvé un niveau de vie équivalent à celui qu'il avait il y a..." Mais franchement je ne crois pas un instant pouvoir un jour entendre ça.

mardi 10 mai 2011

Emmanuel Moire est Out ! !

Que la vie d'artiste est difficile ! !

Alors que Warner Music vient d'être rachetée par un richissime homme d'affaire russe, nous apprenons que le chanteur Emmanuel Moire vient d'être débarqué par sa maison de disques.

Emmanuel Moire

Il l'annonce lui-même sur sa page Facebook :

http://www.facebook.com/pages/Emmanuel-Moire-Officiel/103953319664863

A la suite de la comédie musicale "Le roi Soleil", tous les espoirs de son label étaient portés sur ce jeune chanteur. Les sorties paralèlles de son premier album avec celui de Christophe Maé ont joué en sa défaveur. C'est le chanteur de Carpentras qui a ramassé la mise, laissant son ancien partenaire loin derrière au box office.

Sont-ce les résultats mitigés de son deuxième album "L'équilibre" qui sont à l'origine de cette éviction ? Il est trop tôt pour le dire. Si c'est la raison, cela démontrerait que la logique de long terme pour le dévemoppement artistique est passée de mode et seule la rentabilité du produit rentre en considération.

Souhaitons que Emmanuel Moire retrouve très vite un label afin de réaliser le troisième album de sa carrière.

mardi 26 avril 2011

La sacem a trouvé LA bonne idée ! !

Pour financer l'industrie musicale

A la lecture d'une tribune, parue dans l'Express de la semaine passée et rédigée par Bernard Miyet, Président de la SACEM, nous avons pu découvrir avec bonheur qu'enfin l'institution avait réfléchi et était sérieusement en mesure de proposer UNE solution au financement de l'industrie musicale !

Après de nombreuses heures de tergiversation, il est sorti du chapeau du magicien de la société des auteurs une formule très simple : Faisons payer les FAI (fournissurs d'accès à Internet) ! !

Bon sang, masi c'est bien sûr ! Personne n'y avait pensé avant vous...

Enfin, peut-être pas.

Recyclaage d'idée !

Je me suis replongé dans ce dossier passionnant et ai retrouvé un article publié sur le site de l'Expansion, il y a plus d'un an et demi et qui disait la même chose ! Dans celui-ci l'idée d'une taxe était déjà soutenue par le même Bernard Miyet. Comme quoi, ce grand responsable a de la suite dans les idées...

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/comment-la-sacem-veut-faire-payer-les-fai_211190.html

A l'heure où les institutions font tout ce qu'elles peuvent pour contrecarrer les chuttes vertigineuses de revenus : Loi Hadopi, carte pré-payée, site de streaming... La bonne vieille recette du téléchargement illégal, redevenu légal, refait surface.

Bien entendu, cette taxe servirait à financer la création, car comme nous le savons bien les majors n'ont plus d'argent pour financer de nouveaux beaux et bons projets...

La licence globale vit encore ! !

Personne ne voulait de la licence globale (la SACEM non plus d'ailleurs) et nous revoilà au point de départ. Il eut fallu appliquer cette ponction dès les premiers temps. Aujourd'hui il est trop tard.

Je pense aux jeunex geek qui doivent se tordre en lisant tous ces articles. L'informatique n'a pas un coup d'avance, mais cent. Le temps que les idées et propositions fassent leur chemin, les mômes auront vidé les rayons de musique virtuelle et par la même occasion les caisses de la SACEM. celle-ci n'aura même plus de larmes pour pleurer.

samedi 16 avril 2011

Le streaming gratuit, c'est fini !

Nous apprenons, à la lecture d'un article du Point, paru le 15 avril, que Spotify décide de limiter l'accès gratuit de son catalogue en streaming.

En effet, à partir du 1er mai, les internautes connectés au service de cette plate-forme, ne pourrons plus écouter autant de chansons qu'ils le voudront, sans débourser un centime. Le retour des recettes publicitaires ne sont pas à la hauteur des espérances scandinave et d'autres pistes doivent être explorées.

Spotify propose la possibilité d'écouter le même titre cinq fois dans le mois et limite à une dizaine d'heures d'écoute en ligne, soit environ douze albums.

Il ne serait pas étonnant que le petit poucet français Deezer, suive le même chemin.

Est-ce une bonne nouvelle pour les ayants droits ?

Alors qu'aujourd'hui les titres écoutés en streaming sont rémunérés à hauteur de 0,001 €, pour les ayants droits, est-ce que le passage à l'abonnement payant permettra de faire entrer davantage d'argent dans les caisses ? On peut légitimement se poser la question, car pour l'internaute l'accès libre à ses morceaux préférés doit se faire sans aucune barrière, ni aucun engagement. Les accrocs pourraient très bien se détourner de Spotify et consors pour se diriger vers d'autres systèmes d'écoute en ligne, voire repartir vers le téléchargement illégal. Cela entraînerait donc une nouvelle vague d'appauvrissement des créateurs.

On nous parle beaucoup des "metadonnées" qui seraient LA solution. Franchement, acheter une chanson et avoir en cadeau, une photo, des paroles pour karaoké, un lien vers un clip et je ne sais quoi d'autre,, n'est pas à proprement parler la parade idéale. D'ailleurs, y en a-t-il seulement une ?

Comme nous pouvons le constater, le monde du music business se cherche encore. Aujourd'hui personne n'est en mesure d'assurer qui que ce soit, d'une stabilité du milieu musical pour les années à venir. Ce qui m'amène à revenir à la question que je posai il y a quelques jours : "Ne faudrait-il pas sortir des plates-formes de streaming et que chaque artiste retravaille sa propre diffusion, à partir de son site web ?"

mardi 12 avril 2011

Les vieilles charrues

Programmation du fetsival les Vieilles charrues

Nous connaissons depuis aujourd'hui quelques-uns des principaux noms d'artistes qui participeront cette année à la 20ème édition du festival des Vieilles charrues à Carhaix, du 14 au 17 juillet.

Les festivaliers auront le plaisir de retrouver sur scène le légendaire groupe de Hard rock allemand : Scorpions et le non moins prestigieux band britanique : Supertramp.

Viendront s'ajouter à la photo : PJ Harvey, Jarvis Cocker, Jack Johnson, Kauser Chief et Pulp.

Un grand évènement club pour les bretons, avec la présence de David Guetta.

Une nouvelle fois, les organisateurs ont réalisé une très belle affiche. Toutefois, il est à déplorer pour l'instant le peu de noms d'artistes français. Mais, cela viendra peut-être, avec le temps...

jeudi 7 avril 2011

Conseil online

"Conseil online" est un nouveau service que je propose aux artistes.

Le fonctionnement en très simple.

Vous voulez savoir si votre approche de la scène est la bonne ? Si vous avez fait le bon choix pour le visuel qui se trouve sur votre homepage ? S'il y a des radios susceptibles de diffuser vos productions ? Comment trouver un tourneur ou un agent ? Et toutes les autres interrogations qui vont avec.

Je peux apporter des réponses à ces questions.

Pour cela, il suffit de m'envoyer un mail : contact@oliviervadrot.com en me précisant la nature de votre demande. Ensuite vous achetez du crédit, à partir de mon blog via Paypal, pour un, cinq ou dix entretiens, de trente minutes chacun. Nous prenons rendez-vous et entrons en contact, en mode vidéo-conférence, sur Skype ou MSN.

Bien entendu, nous pouvons échanger par téléphone, mais il me semble que lorsque l'on se voit la relation n'en est que plus forte.

Aujourd'hui, vous n'êtes plus isolés ! Que vous soyez à Paris, Bordeaux, Bruxelles ou Montréal "Conseil online" est à vos côtés.

Je vous attends.

Musicalement

Olivier

dimanche 3 avril 2011

Bertignac atomise Hadopi

Alors que le guitariste chanteur était invité dans l'émission "Les grandes gueules", sur RMC, il en a profité pour atomiser l'Hadopi.

En effet, d'après Louis Bertignac, cette instance est "Royalement inutile". Il considère que depuis sa mise en place, celle-ci n'a pas empêché les téléchargements illégaux.

Selon l'auteur de Grizzly, le piratage pourrait même être une formidable ouverture vers le concert. Le pirate découvre une chanson, puis un album et enfin achète sa place de spectacle. Il me semble que ce circuit existe depuis que le disque est disque, non ? Je ne suis pas persuadé que l'on note une inflation significative de la fréquentation des salles. Le nombre de propositions de concerts certes augmente, mais de nombreux groupes jouent devant des salles peu remplies. Quel bénéfice ? Aucun.

A la question "Piratez-vous ?" Louis Bertignac répond que puisqu'on le pirate, il se donne le droit de télécharger illégalement ! Attitude peu morale ! Cela semble pourtant être dans l'air du temps.

jeudi 31 mars 2011

Vers une disparition du droit d'auteur

Où va le droit d'auteur ? Je vous invite à suivre le lien ci-dessous. C'est édifiant !

Dans peu de temps les FAI auront gagné. Les auteurs auront baissé les bras et les revenus de leur travail finiront bien dans des poches, mais pas celles que l'on croit.

http://www.numerama.com/magazine/18414-l-ompi-voit-le-parti-pirate-comme-une-incitation-a-changer-le-droit-d-auteur.html

mardi 29 mars 2011

C'est la fin du single ! !

A la lecture d'un article du Daily telegraph, nous apprenons que le label Mercury records (Elton John, U2, Mark Knopfler...) ne sortira plus aucun disque single.

http://www.telegraph.co.uk/culture/music/music-news/8406373/End-of-an-era-as-Mercury-Records-stops-producing-singles.html

En effet, le marché du CD 2 titres représente en Grande Bretagne, moins de 1% des ventes. Les coûts de production ne sont plus couverts. Les distributeurs mettent la clé sous la porte ou redirigent leur activité vers le DVD, qui lui, rapporte encore quelques livres.

Chez nous, depuis quelque temps, les maisons de disques n'envoient plus que des albums promo, sous pochettes plastiques, avec une feuille pliée en deux, en guise de livret. Bientôt nous ne recevrons plus rien !

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dimanche 27 mars 2011

Johnny Hallyday en chute libre !

On nous annonçait le grand retour de Johnny Hallyday, sur TF 1, samedi 25 mars 2011. On allait voir ce qu'on allait voir ! Non, Johnny n'est pas un chanteur moribond et il va le prouver à la France entière !

Oui, mais voilà, les chiffres de médiamétrie tombent en ce dimanche matin et là, catastrophe, Patrick Sébastien et son "Grand cabaret arrivent" en tête ! Il s'en est faallu d'un rien pour que M 6 ne décroche la médaille d'argent !

http://www.jeanmarcmorandini.com/article-51748-audiences-johnny-tf1-largement-battu-par-sebastien-fr2.html

Que s'est-il passé ? Comme se fait-il que l'idole des jeunes ne fasse plus recette ?

Depuis qu'il est passé d'Universal chez Warner, on ne peut pas dire que les résultats soient à la hauteur des espérances des investisseurs. Des singles qui ne deviennent pas des tubes, des disques qui se vendent correctement, mais pour un chanteur tel que Johnny le correctement ne suffit pas ! Le summum est à atteindre. une tournée qui s'annule, on sait pourquoi et enfin, hier soir une émission de télé boudée.

Faut-il craindre une chute sans fin pour Johnny Hallyday ? Sans doute que non. Il nous a habitué depuis 50 ans à alterner les périodes de haut et de bas. Espérons que le fond a été touché et que la lumière sera au bout du long tunnel, dans lequel il s'est engouffré il y a quelques années.

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